Intelligence artificielle et métiers de la création
Fête de la Science 2025
Résumé
Dans le cadre de la Fête de la Science et en partenariat avec l’Institut des sciences sociales du travail de l’Ouest (ISSTO)
Avec Stéphanie Le Cam, maîtresse de conférences et vice-présidente du Conseil culturel de Bretagne ;
Alexandra Fresse- Eliazord, autrice ;
Xavier Person, directeur de Livre et lecture en Bretagne ;
Romain Champalaune, auteur-réalisateur et adhérent de Films en Bretagne
Samuel Arnoux, directeur de l’association Electroni[k].
L’intelligence artificielle bouleverse les métiers de la création : elle compose, dessine, écrit, imagine… en quelques secondes. Face à ces machines capables de générer ce que nous mettions des semaines à concevoir, quelle place reste-t-il aux créatrices et créateurs humains ? Menace existentielle ou nouvel outil à apprivoiser ? Cette conférence propose d’ouvrir les yeux — et le débat. Elle s’inscrit aussi dans un temps de bilan : après avoir mené une étude sur les impacts de l’IA dans le secteur culturel, le Conseil culturel de Bretagne (CCB) a remis un rapport à la Région fin 2024. Où en sommes-nous un an après ? Comment les artistes, les autrices et auteurs, les institutions s’approprient-iels — ou subissent-iels — ces mutations ?
Transcription
bonsoir à toutes et tous je vous remercie vivement de votre présence ce soir pour cette table ronde ô combien importante pour nous qui traite d’un sujet évidemment percutant les métiers de la création que l’on représente ou que l’on exerce je voudrais vous remercier vraiment d’être présent et d’échanger avec nous sur ce sujet c’est absolument important qu’il y ait cette réflexion autour des impacts de lia et des impacts de la métier des pardon je la refais ça va le faire c’est important qu’on ait cette réflexion autour des impacts de lia pour les métiers de la création avec des étudiants des professionnels de la culture et donc je voudrais d’abord avant tout peut-être préciser que vous pouvez à tout moment intervenir pour simplement nous dire voilà je ne vois pas exactement ce que vous voulez dire par ce mot c’est assez technique c’est un sujet complexe on va essayer de traiter ensemble avec nos invités et alors on a décidé de commencer par une petite tour de table une petite présentation de nos invités avec une petite question piège c’est à quel moment vous êtes finalement tombé néané avec l’intelligence artificielle alors on va plutôt s’intéresser à l’intelligence artificielle générative de contenu mais il n’est pas impossible qu’on parle d’autres types d’IA et puis on va essayer dans cette soirée de peut-être déjà entrevoir les impacts qu’on a déjà vu dans nos métiers et voir les perspectives d’avenir possible pour essayer de trouver un équilibre entre les intérêts des créateurs et créatrices des structures qui défendent les professions de création et l’innovation voilà je ne sais pas si Gwenn tu veux commencer par te présenter très rapidement et nous nous dire d’où tu parles voilà merci stéphanie du coup je m’appelle gwennail fochile je suis chargé des études pour le conseil culturel je travaille à la région bretagne et du coup alors très rapidement le conseil culturel en fait c’est une instance consultative qui a dossé à la région bretagne qui existe depuis 2009 avant en sous forme associative mais qui était vraiment raccrochée à la région bretagne en 2009 et le conseil culturel c’est une instance unique en france qui rend des avis remets des contributions et réalise des études de perspective à destination des élus du conseil régional on a fait des études de perspective par exemple sur le galop sur l’économie de la culture et du patrimoine sur les archives privées sur la transmission du patrimoine et matrimoine culturel immatériel la récemment sur l’intelligence artificielle et aujourd’hui on travaille sur les risques psychosociaux par exemple du coup sur des sujets très larges le conseil culturel c’est membres essentiellement des têtes de réseau comme Arcontempoin en bretagne ou film en bretagne par exemple Electronica fait également partie du conseil culturel et on regroupe du coup des têtes de réseau et des grosses associations sur la langue les cultures et le patrimoine de bretagne merci alors quel moment justement on a traité la question de l’intelligence artificielle au CCB alors on a commencé à traiter l’étude là sur l’intelligence artificielle où on a été sollicités en fait directement par le président de région qui souhaitait mettre en place une feuille de route numérique qui a été votée en mars en mars 2025 et pour construire cette feuille de route il avait besoin il nous a sollicité il a sollicité saisit le conseil culturel pour avoir des éléments de réflexion sur les impacts justement que pouvait avoir l’intelligence artificielle sur les métiers de la création et sur la culture un peu en général qu’est ce qui se passait il avait besoin d’éléments pour avoir une voilà une réflexion sur ce secteur qui est aujourd’hui durement impacté donc on aura l’occasion de présenter les résultats d’études tout au long de cette table ronde merci beaucoup Gwenn Samuel tu peux te présenter et nous dire justement ce lien avec l’intelligence artificielle à quel moment il intervient pas de problème bonjour à toutes et tous je suis Samuel Arnaud je suis directeur d’électronica on est une association basée à reine on porte un festival qui s’appelle maintenant qui s’intéresse au lien entre création artistique et technologie depuis 25 ans on est né dans ce même dans ce même lieu donc forcément c’est toujours émouvant d’y revenir et on est depuis pas très longtemps reconnu par le ministère comme pôle régional pour la création en environnement numérique et je pense que je vais revenir parce qu’ le ministère s’intéresse beaucoup aussi mais sur la culture pardon beaucoup la question de l’IA en ce moment et comment est ce que je suis j’ai des rencontrés l’IA forcément par le prisme des artistes par les projets qui nous ont proposé depuis assez longtemps évidemment c’est devenu beaucoup plus puissant en cité depuis 2023-24 avec l’apparition de chat gp notamment et les y a génératifs mais en réfléchissant à la question avant de venir ici et je me suis rendu compte que ça fait longtemps qu’on qu’on bêne dans l’IA sans le savoir je me suis souvenu que quand on n’avait pas encore de smartphones et qu’on avait des petits téléphone à touch il y avait un truc qui s’appelle le T écriture intuitive qui était finalement l’ancêtre de chat gp t donc ça date c’est à dire que l’IA est dans nos vies depuis plus longtemps qu’elle n’y paraît mais effectivement peut-être il y a eu un bouleversement depuis 2022 pour celles et ceux qui sont peut-être moins sachants sur le sujet c’est vraiment avec l’arrivée il me semble de mid journée en juillet 2022 stable diffusion dans la foulée et chat gp t en décembre 2022 que d’un seul coup on a vu le bouleversement important merci en tout cas on aura l’occasion de venir Xavier? Oui bonjour moi c’est Xavier Persond donc je suis directeur de livre lecture en bretagne qui est un établissement public culturel de coopération financé par la draque la région notamment et qui a vocation à servir un petit peu au carrefour de l’interprofession du livre de catalysor de projets d’accompagnement de l’ensemble de la chaîne du livre et autant vous dire que pour moi l’IA c’est plutôt une forme dans une sorte de cauchemar intime que je l’ai rencontré ou alors peut-être un jour aussi sur Microsoft sans le savoir on m’a proposé d’aller sur l’IA mais en tout cas quand on en parle avec des acteurs du livre aujourd’hui c’est assez peu présent dans les moments dans les inquiétudes c’est pas manifester la suite des gens de l’être avec la DGP avait fait une petite enquête sur 1000 personnes il y a en 2024 40% des auteurs utilisaient l’IA quotidiennement et 60% se disait inquiet des répercussions sur leur métier et 18% commença à dire bah oui on envoie déjà les effets donc il y a l’ fois cet usage qui s’est immédiatement presque banalisé comme un outil supplémentaire pour la création et pour un moment cette inquiétude qui monte comme ça et cette forme de cauchemar on voit que ça arrive partout avec des capitaux massivement investis dans cet univers là sans qu’aucune personne n’ait jamais décidé politiquement qu’on allait faire de l’IA ou pas mais ça nous arrive comme une vague déferlante et on essaie de se chercher les abris on n’en trouve pas c’est vrai que c’est important de le redire c’est à dire que c’est un sujet qui est une complexité et en plus une temporalité folle c’est à dire qu’on a à peine le temps de comprendre comment ça fonctionne que tout de suite on a de nouveaux outils qui qu’on voit les capitaux qui sont investis par les capitalistes que par les sociétés américaines on se dit mais vu les enjeux et les milliards qui sont mis sur le sujet qu’est ce qu’est ce qu’on qu’elle notre marge de manœuvre aujourd’hui quoi on va commencer par donc un propos très pessimiste mais l’objectif de cette table ronde c’est de repartir avec le sourire en sachant qu’on peut quand même sauver les métiers de la création Alexandra bonjour Alexandra frais-séliasor donc moi je suis là en tant qu’autrice autrice littéraire dans les littératures de l’imaginaire mais à côté de ça je vides ma plume et pas par mes ouvrages littéraires mais parce qu’ je suis aussi rédactrice ou plume pour des ouvrages de commande voilà je choisis d’autres choses je suis coach et formatrice en tout ce qui est prise de parole écriture du discours donc ça amène l’oral et l’écrit voilà brièvement et alors ma rencontre avec liage je vais donner deux couleurs peut-être pour être moins pessimiste il y a d’abord un agacement dans ce qui est à préfigurer les IA on parlait de la touche T9 quand on écrit des mails et que le mail s’écrit avant qu’on y écrit moi c’est un vrai agacement alors moi j’ai un réflexe poétique de me dire si on propose un mot j’en mets un autre donc voilà je vous engage de la créativité par rapport à ce que vous propose les IA intégrer à nos outils de communication et puis sinon c’est aussi un outil parce qu’ quand je fais des ouvrages de commande je dois par exemple travailler à partir de conférences qui sont sur youtube et plutôt que de visualiser des conférences d’une heure et demi deux heures les outils de transcription avec l’IA me permettent de gagner du temps donc c’est des outils pour lesquels j’ai un abonnement où je mets les contenus et le fait de lire et de pouvoir faire des recherches avec cet outil là en fait je pense que l’IA on pourra pas faire l’impasse sur le rapport au temps parce que pourquoi l’IA fait un tel boom c’est parce qu’ ben en un clic on a des textes en un clic certains peuvent écrire des livres en un clic non avec un bon prompt évidemment mais voilà c’est ce que ça dit aussi notre rapport au temps cette accélération comme tu dis de l’IA qui arrive c’est aussi parce qu’on a envie que tout aille vite que tout soit immédiat on peut refuser ça aussi oui mais il peut y avoir on peut espérer le mouvement de balance mais malheureusement dans l’économie dans laquelle on est pris oui mais c’est là qu’il y a peut-être un combat politique à mener sur qu’est ce qu’on veut quel rapport au temps veut avoir aujourd’hui oui c’est un vrai sujet gagne du temps pourquoi en fait c’est à un moment donné si c’est pour les plus vite dans le mur est-ce que c’est on est si précédé à l’écran c’est tout à fait une réflexion qu’on pourra avoir effectivement et tout à fait merci et puis romain si bonjour je m’appelle romain champalon je suis photogénaliste et réalisateur de films documentaires je suis aussi membre de films en bretagne donc l’équivalent filmique de livre électure en bretagne et moi la première rencontre que j’ai pu avoir avec l’IA c’est en tant que photographe bah je suis assez voilà friand des prix des festivals et c’était en quand la photo qui a gagné le sony word photography awards c’était un photographe qui s’appelle Boris Eldaxen et qui en fait était une photo liée à générative et il avait je crois parlé par mail aux organisateurs en disant attention j’ai soumis quelque chose qui peut être un peu soumis à débat et je crois que ça son dialogue n’a pas été mis en relation avec les instances du jury et donc et donc quand il est monté sur scène il a dit bah voilà mon image que j’ai gagné qui était assez jolie on dirait une image de dianarbus c’est un portrait d’une femme que je voilà que j’aurais pu apporter mais et voilà donc très troublant parce qu’ c’était vraiment une image d’auteur une image vraiment avec une patte artistique assez forte et donc là c’est là que j’ai rencontré le potentiel de lia dans la photographie en tout cas et et voilà et donc le sony award a d’un revers de main balayé ce prix et a dit bah on vous retire le prix et donc sans débat donc de manière très sec très brutale sony a dit non non c’est pas de la photo et donc voilà et c’est ça m’a vraiment hyper intéressé ce débat et donc c’est avec dali il me semble et voilà au niveau de la photo et après le débat c’est est ce qu’on peut être un artiste photograph puisque j’ai l’impression que pour faire un bon prompt et faire une telle photo comme il a réussi à le faire il fallait savoir ce que c’était la profondeur de chance que c’était un diaphragme quel objectif se utiliser donc du coup il y avait quand même le fait qu’il soit photograph a permis de faire un bon prompt pour faire une bonne photo très artistique donc là c’était un débat hyper intéressant et après plus au niveau macro au niveau de l’organisation à laquelle j’appartiens filmant bretagne pour l’instant comme tu avais dit que j’avais un mail on est un peu à l’étape de sidération on n’a pas vraiment fait de travail de fond mais à l’issue de ce colloque on s’est dit que ce serait bien de créer un groupe de travail spécifique à à lia au centre filmant bretagne parce qu’ c’est vrai qu’on est un peu au début de toutes ces réflexions il ya une évidence c’est que c’est un sujet qui pour beaucoup de structure relève encore de l’impensé et c’est sans doute la raison de cette table ronde c’est peut-être d’abord de sensibiliser autour des enjeux juridiques notamment parce qu’il ya quand même des choses à rappeler je m’en profite pour me présenter en un mot je m’appelle stéphanie l’accam je suis maître de conférence ici à reine 2 spécialiste de droits d’auteur et directrice d’un syndical à l’île des auteurs professionnels c’est vraiment à ce titre là que j’ai été confronté à lia puisque en juillet 2022 on a eu nos premiers illustrateurs qui nous ont dit en fait je suis en train de perdre un contrat d’illustration parce qu’ on me propose de passer parmi journées ou stabiles diffusion et donc je vais perdre mon activité en tout cas pas forcément professionnel dans un premier temps mais des activités complémentaires qui me permettait de remplir le frigo et de rester en activité professionnelle de créateurs je voudrais avant de revenir sur sur les impacts peut-être rappeler que juridiquement c’est quand même quelque chose qui est assez flou on est dans un cadre juridique très complexe mais pour faire les choses simplement on a une intelligence artificielle générative de contenu qui fonctionne uniquement parce qu’elle absorbe d’abord des quantités astronomiques de données et parmi ces données certaines sont protégées au titre du droit d’auteur on va retrouver les photos de romain peut-être les textes d’alexandra et justement on sait beaucoup poser la question de savoir comment protéger nos créations et empêcher qu’elles soient aspirées par ces robots en vue d’entraîner des modèles d’intelligence artificielle générative de contenu qui ensuite vous propose des contenus synthétiques directement en concurrence avec le travail des humains c’est ça le problème et il se trouve qu’il ya une réponse européenne c’est une directive qui nous dit ni plus ni moins que il ya une exception droit d’auteur et dès lors que les auteurs ne s’opposent pas et bien on va partir du postulat qu’ils sont d’accord pour qu’on vienne fouiller leurs données qui sont pourtant protégés au titre d’auteur donc c’est un renversement de paradigme en droit de la propriété intellectuelle et surtout quand on demande aux auteurs vous avez opt out vous avez pris vos précautions pour justement protéger vos créations malin il tombe des nus et en fait ils savent pas de quoi on parle donc on voit bien qu’il ya quand même un souci de cadre juridique et ça m’amène à une question désolé d’avoir été un peu longue mais justement sur le fait que beaucoup nous disent c’est un outil qui va être au service de la création et souvent on a tendance à peut-être un petit peu minimiser ses impacts négatifs la façon dont ça fonctionne le fait que ça repose globalement sur un pillage massif des données qu’on n’a pas vu venir en fait et je voulais avoir votre regard là dessus alors c’est un outil au service de la création où ça peut être vu comme quelque chose de négatif directement peut-être je vous propose d’y répondre mais dans n’importe quel ordre tout est voilà Alexandra. Alors en fait moi je voudrais effectivement il ya des contenus qui sont proposés qui sont écrit correctement mais souvent pour avoir aussi testé l’outil pour faire des résumés quand voilà je travaille pour un programme de festival j’ai des bio d’artistes qui font trois pages et il faut que ça fasse un petit paragraphe j’ai testé l’outil pour voir si c’était voilà ça me permet d’avoir le bon nombre de signes avant de retravailler parce qu’en fait c’était pas terrible c’est à dire que sur les CV d’artistes on a la liste des grandes salles dans lesquelles ils ont joué à chaque fois c’est dans des salles prestigieuses c’est à dire qu’en niveau qualitatif ça fait le job parce qu’ la phrase est correcte mais c’est pas qualitatif c’est à dire que quand on fait un résumé on va citer certaines salles et pas d’autres donc ça demande une intervention un jugement une réflexion et moi je distingrais le fait de produire le fait de créer parce qu’ l’IA va puiser dans des contenus existants donc va reproduire mais elle va pas créer du nouveau et peut-être que en temps moi ma position pour le moment je vous donne une anecdote j’ai un roman en cours d’écriture qui se passe en 2050 je me rend compte finalement j’écris toujours un peu des romans initiatiques et donc il ya des auteurs qui gagnent beaucoup d’argent avec ça comme paulo quello et donc j’ai demandé à l’IA à charge et petit de me générer un synopsis d’un roman donc j’ai fait un prompt en expliquant les principales étapes du roman écrit par paulo quello et ça m’a donné un synopsis de ce que je ne voulais pas faire parce qu’ potentiellement ça existait déjà donc ça peut être aussi vu comme un stimulant non pas pour écrire à notre place mais pour nous montrer ce qui existe déjà et nous challengez pour faire autre chose c’est un point de vue en tout cas on a déjà entendu des illustrateurs nous dire je vais faire tout ce qu’elle me propose je vais faire l’inverse de ce qu’elle me propose de faire oui ça vient effectivement ça peut être un outil protétique supplémentaire et ça peut venir challenger l’auteur humain dans sa création avec la machine qui va le relancer il proposer des synopsis proposer des trames narratives lui proposer des personnages proposer des cannevas donc ça peut être dans son atelier intime une manière de dialoguer donc de faire une pièce de brainstorming permanent avec l’IA qui va le le pousser dans ses retranchements d’humains pour être peut-être encore plus humain et donc d’avoir une création plus plus aboutie c’est une option avec un outil protétique de plus qui renforcerait le pouvoir de création humain ma nature n’est pas optimiste et je vois plutôt moi les inquiétudes aussi mon coup ça serait un écrivain qui sera augmenté mais je me dis est ce qu’on va pas plutôt avoir un écrivain diminué et pour moi les risques de ces diminutions ils sont à plusieurs niveaux il ya un premier il ya Isabelle Lambert qui a écrit un livre sur la bêtise artificielle et dit qu’on a le risque de déléguer à la machine tout un temps de notre créativité de notre force cognitive notre force de pensée de mémoire du coup c’est une forme d’appauvrissement de l’humain qui va oublier qui va désapprendre toute une pente un pente sa créativité donc on peut imaginer qu’à terme son recours fréquemment à l’IA on va on va juste s’anémier d’une d’une part qui nous est propre de créativité donc à terme c’est un appauvrissement de notre potentiel il y a aussi la réflexion d’héric sadin qui dit qu’on est un tournant un peu injonctif où c’est maintenant le l’homme qui va recevoir des ordres de la machine comme dans les entrepôts amazon et on va se retrouver dans des situations où l’humain va se retrouver d’ailleurs on le voit déjà les gens qui travaillent avec l’IA leur manière de penser de parler est impactée par l’IA et donc il y a un devenir machine de l’homme qui est de plus en plus prignant donc tout cette cette part créative et intellectuelle sans doute être fascinée par la façonnée par la machine par l’IA qui répond à des vues comme un peu mercantiles avec une optimisation une rationalisation de tous les process et donc ça veut dire que c’est une nouvelle humanité à venir qui serait le le fruit pour une part de la de développement de l’IA sachant que le langage que produit l’IA c’est un langage probabiliste qui fonctionne par algorithmes et qui va chercher toujours le mot le plus attendu à la suite d’un autre mot donc sadaen parle d’un tannato logo c’est-à-dire d’une langue qui sera animé qui sera enquisté et dans lequel on va être pris et donc on va apprendre nous à parler à travers cette cette cette logo se mort donc il y a le le risque pour moi il est considérable donc les auteurs aujourd’hui qui travaillent avec l’IA je sais pas s’ils mesurent le risque qu’il y a derrière je vais pas être catastrophiste mais il y a en tout cas un vrai danger je trouve ontologique pour pour l’humanité à être dans cette espèce d’indistinction entre la création et l’IA la création humaine et cette prolifération qu’on va avoir de d’occurrence alors ça c’est pour moi le troisième danger sans doute le plus grave aujourd’hui la création littéraire je pense qu’elle est attaquée par quelque chose qui a pris des liens mais qui peut-être l’annonce c’est la surproduction la surproduction qui est liée à des phénomènes financiers qui fait qu’en entre et 2010 la production est petit petit par 65% alors que le nombre de titres à l’exemplaire a chus à proportion égale donc on voit bien que ça crie une popérisation des auteurs une dévalorisation du statut de l’auteur et du livre une démonitisation de la valeur littéraire et l’IA va accélérer ça parce qu’ n’importe qui peut aujourd’hui produire un livre un auteur peut faire trois livres par jour à ma zone la limite à la limiter ou à trois par jour et par auteur on rentre dans une autre statue de l’objet littéraire qui va rentrer dans cette épaisse d’inflation absolue qui fait qu’au-delà de la perte de revenus sur les certaines catégories d’auteurs notamment les traducteurs ou les auteurs qui travaillent qui vont travailler derrière la machine il ya une perte de valeur de l’objet livre et potentiellement une explosion de l’écosystème du livre parce qu’ on est déjà affiché par la surproduction les lecteurs ne se retrouve plus les livraires sont affichés par cette surproduction donc est ce qu’il y a pas à terme un risque de voilà de l’explosion totale de l’écosystème qui est déjà fragilisé disons que ça vient pousser à son paroxysme des problématiques qu’on avait déjà avant la démocratisation de l’IA puisque la surproduction tu l’as dit ça fait un moment qu’on en parle la précarisation des créateurs ça fait un moment qu’on en parle et donc là on va voir évidemment deux mouvements exactement alors je vois que Samuel vous avez tous nos micros là vous voyez donc va peut-être commencer par Samuel Gouen ensuite et puis Romain pourra ajouter quelque chose merci non mais je voulais aborder dans ce sens là effectivement moi je trouve que ce qui est intéressant dans le phénomène actuel avec l’IA c’est que ça amplifie voire ça radicalise des questions qu’on se posait déjà avec les outils numériques ça les suramplifie et il faut profiter je trouve du moment qu’on vit pour en débattre absolument qu’on a des débats de société pour qu’on en parle donc moi je suis ravi de venir en débattre avec vous mais j’invite derrière tout le monde à le faire parce qu’ vous avez cité la question de la production massive de contenu de la question des droits d’auteur mais la question environnementale on va j’imagine l’évoquer mais elle est massive aussi et même une question quasiment philosophique de qu’est ce qui fait œuvre du coup ça nous pose en tant que c’était des questions fondamentales est ce que c’est le prompt de l’oeuvre qu’est ce qui écrit qu’est ce qui qu’est ce qui crée j’ai pas la réponse mais en tout cas je trouve que la question est hyper intéressante et c’est chouette entre qui m’aide à voir l’opportunité de se les poser ensemble alors il me semble qu’on a quand même alors j’ai corrédigé l’étude ya et je vais faire comme si tu étais le seul et tu vois que ce passe-t-il dans cette étude et qu’est ce qu’on dit dans cette étude que ce passe-t-il moi j’aime bien on a traité cette question d’optoriette j’aime bien rappeler quand même trois idées assez simples à propos de lia lia générative bon elle n’est pas intelligente ça reste un algorithme on est bien d’accord et c’est pas un moteur de recherche c’est pas un moteur de recherche c’est un moteur de réponse et enfin elle ne crée pas elle génère un contenu ce qu’on appelle un produit synthétique donc l’intelligence artificielle ne crée pas ça c’est hyper important je crois de ce choix des mots et de reconnaître qu’elle ne crée pas il n’y a pas de création avec une avec une intelligence artificielle ou seule elle ne crée pas à travers notre étude on a vu plusieurs exemples d’auteurs qui se servaient à différents niveaux de l’intelligence artificielle des photographes qui avaient généré directement des produits synthétiques à partir de leur oeuvre initiale qui demandait à une intelligence artificielle de produire autre chose à partir de leur oeuvre avec des prontes hyper compliquées tout mis sous celles pour essayer de faire reconnaître ensuite que ça pouvait être potentiellement une oeuvre mais ça ne peut pas être une avion il n’y a pas d’originalité donc il n’y a pas de reconnaissance de créativité elle génère en fait un contenu statistiquement probable c’est tout ça reste un algorithme on a vu d’autres artistes qui s’en servaient pour remplir des dossiers administratifs des dossiers de subvention ça permet de gagner du temps sur des tâches fastidieuses on a vu d’autres artistes qui s’en servaient comme vous pour ne pas partir d’une page blanche ou pour éviter des écueils ou pour se challenger on a vu ça aussi également un peu partout donc elle est utilisée à différents essiands comme comme outil pratique plutôt en amont de la création dans le travail de recherche de prospective pour donner des orientations mais après on verra ensuite les différents impacts qui ont pu sur quoi ça peut déboucher sur je dois juste revenir sur l’octorialité justement il ya quand même des réponses juridiques c’est à dire que si on considère que l’IA est un outil qui peut éventuellement intégrer un processus de création aux états unis ils ont commencé à franchir le cap et donc ils ont considéré que si l’apport intellectuel est quand même consistant de la part de l’humain alors en voyant l’IA uniquement comme un outil ça n’empêcherait pas de pouvoir justement revendiquer l’octorialité il ya quand même un élément essentiel à rappeler c’est que quand vous promptez le simple prompt ne suffit pas à revendiquer des droits sur le contenu synthétique c’est ce que tu rappelles et c’est vrai que souvent on voit quand même pas mal de gens se revendiquer comme prompt artistes parce qu’ils ont demandé à la machine de faire un léopard dans une piscine évidemment ils vont avoir le résultat final mais ce ne c’est pas ce soit des créations au sens où on les protège en droit de la propriété intellectuelle mais les auteurs ont utilisé depuis très longtemps l’outil informatique et des algorithmes des logiciels pour pouvoir produire on connaît par exemple vera mollenaire qui utilisaient des années 60 un algorithme pour générer du hasard dans ces oeuvres pour la répartition de ces carrés voilà et le hasard on ne peut pas le produire nous intellectuellement donc on se sert d’un algorithme pour créer 15 20 % 30% et je voudrais rapprocher ça et peut-être que Romain tu pourrais nous éclairer sur ce sujet puisque en tant que photojournaliste justement les photographes sont assez en souffrance en ce moment depuis une vingtaine d’années quand il s’agit de faire reconnaître l’originalité de leur création parce que la dimension technique est si grande que souvent ils sortent du champ d’application du droit d’auteur alors sans vouloir te questionner sur ce sujet là en particulier comment justement vous enfin toi en tant qu’auteur et vous au sein de film en bretagne vous vous êtes un petit peu préoccupé justement de l’IA en tant qu’outil est ce que c’est qu’un outil ça peut être intégré dans la production dans la fabrication enfin voilà vous en êtes dans la réflexion comme je te le disais donc on est vraiment au prémisse mais en tout cas enfin en lisant le rapport du CNC sur la question enfin on voit qu’il y a dans le cinéma en tout cas juste dans le cinéma il ya des centaines de champs d’application différents ça peut être sur le doublage sur la rédaction d’un planning de tournage plus efficace donc il ya des choses qui vont au-delà du champ de la création qui sont plutôt de l’ordre de l’organisation aile de la rédiction des coups donc là on sort un peu du champ créatif et puis il ya aussi effectivement le liéa génératif d’un modèle de mood board d’un modèle de caractère design de world building pour le jeu vidéo donc oui il ya tellement de choses et au niveau de la photographie j’ai pas l’impression que en tout cas l’aspect technique d’une photo enfin en tout cas je pense qu’en tant que photograph photojournaliste on est crédité en tant que hauteur quand on prend une image même si l’aspect technique et voilà surtout quand on vient du photogénialisme pur je sais qu’à viser pour l’image la grande le grand festival annuel par exemple il refuse toutes je sais pas si c’est encore vrai mais à l’époque il refusait toutes les retouches il voulait avoir accès toujours ouais au champ IPTC et bien les fichiers exif et bien vérifier qu’il n’y a pas de photoshop derrière donc là voilà on peut questionner cela parce que quand on est faux tourgénialistes on quand on était photograph analogues on pouvait faire un masquage pour faire un vignetage donc pour moi c’est des choses voilà sur photogène on peut faire mettre en valeur plusieurs choses avec des retouches donc voilà c’est un débat mais pour venir au niveau de la créativité en tant aussi que scénariste j’ai l’impression autour de moi que effectivement c’est un outil qui peut être utilisé pour challenger pour lutter contre le syndrome de la page blanche mais moi je trouve que en tant que voilà que personnellement ben j’ai besoin de cette frustration que peut donner le syndrome de la page blanche de je sais pas de voyager de faire les repérage de me confronter aussi à cette difficulté et j’ai l’impression que la question c’est voilà pourquoi en fait l’art et c’est vrai que ça prend du temps en fait d’acquérir un savoir-faire par exemple si on fait du cinéma d’animation ben si on se sent dans le film à l’animation c’est parce qu’ on veut créer des personnages intéressants on veut créer des mondes intéressants voilà du coup il y a tout cet aspect vraiment ce sont des milliers de centaines d’heures qui sont utilisés pour acquérir un savoir-faire qui après va bénéficier à un studio de cinéma comme illumination ou fortiche donc j’ai l’impression que dans beaucoup de cinéma dans beaucoup de studios de cinéma d’animation il y a aussi comme comme il y a un argument pour ne pas utiliser l’IA pour favoriser vraiment les créations maison qui après ce voilà les millions c’est un style vraiment très très très reconnaissable entre mille arcane aussi pour citer les plus récents et voilà j’ai l’impression que il n’y a pas d’intérêt pour les gens du cinéma les producteurs en tout cas pour l’instant d’avoir une IA au sein de leur studio de création puisque c’est ce qui fait leur patte et on voit aussi avec le filtre gibli gibli qui a été piraté par le style gibli et donc voilà j’ai l’impression que eux en tout cas ça les dessert de se faire exploiter par la machine et d’avoir comme ça de un vol massive de leur style et il y a en tout cas peut-être des producteurs moins vertueux qui envisage déjà d’utiliser pour faire des économies importantes alors je voyais par exemple qu’il était envisagé de remplacer les maquilleurs vous savez qui commence à vous préparer à vous grimer vers 3 heures du matin sur un plateau de tournage parce qu’ à l’objectif c’est quand même d’être en soit défiguré pour une scène etc et donc de se dire on va tourner normalement et on ajoutera à posteriori fin je veux dire à post production tous ses effets sur sur les visages donc c’est une question en tout cas c’est des métiers qui sont quand même menacés je pense aux doublers je pense aux traducteurs évidemment dans le domaine de la photo et en particulier chez les journalistes le risque de deep fake de fake news est très important et si je prends par exemple quelques chiffres qui ne rassure pas j’ai entendu le producteur de dreamworks justement expliquer que grâce à lia ou à cause de lia il aurait besoin de main de 10% de ses ressources humaines et temporelles pour faire un film alors ça veut dire quoi ça veut dire que j’avais besoin de 500 personnes c’était un peu près ça pour un film d’animation ça veut dire qu’on va pouvoir faire un film avec 50 personnes qu’est ce qu’on va faire des 450 autres et surtout j’avais besoin de 5 ans pour faire un film et donc demain il faudra 10% de ce temps alors est ce que je vais en profiter pour faire 10 fois plus de films et donc encore à lourdir le problème de surproduction c’est une vraie réflexion quoi donc sur ses impacts est ce que vous pourriez avoir sur dreamworks et enfin je sais pas ce que kazenberg a dit mais enfin toute la production américaine en tout cas de film d’animation est fait en France j’ai l’impression que tout tous les mignons s’est fait en France tous les une partie de dreamworks je crois aussi est fait en France et du coup il va y avoir aussi un levier de bouclier je pense des travailleurs et travailleuses françaises et françaises et j’ai l’impression qu’en tout cas pour l’instant il y a vraiment un backlash on va dire des gens en france il ya un refus catégorique des travailleurs travailleuses dans l’animation en tout cas mais je sais pas si ça va tenir moi je suis comme comme Xavier je suis très optimiste et j’ai l’impression que quand il y a des leviers de boucliers de la part des travailleurs et des travailleuses c’est pas souvent suivi des faits mais peut-être je me trompe est ce que vous voulez réagir à ça sur les impacts en tout cas l’étude est un amontré plusieurs de différents niveaux des impacts sociétaux par exemple les intellectuels tout à l’heure tu faisais référence à la perte du rapport critique à la connaissance quoi là ça c’est fondamental ça va complètement bouleverser notre manière de réfléchir notre manière de construire un raisonnement et cette délégation excessive ce qu’on appelle la délégation de la réflexion va jouer pour nous et puis pour les plus jeunes générations quoi dès le collège ou même avant dès que on a un téléphone portable aujourd’hui on délègue facilement la réflexion qu’on peut avoir on ne cherche plus à savoir on va avoir la réponse directement donc que ça ça va avoir des impacts vraiment fondamentaux ensuite c’est aussi la transmission potentiellement de biais cognitifs on a reconnu fin c’est plutôt de notoriété quand même que les intelligences artificielles ont des biais cognitifs plutôt un homme 40 nerfs hétéro sexuel blanc chrétien catholique disons qu’elle nourrit des données qu’on lui donne donc elle se nourrit de données qu’on lui donne donc si on lui donne des données qui sont elle-même composées de biais nécessairement on les retrouve en outpout quoi c’est ça et en plus on peut aussi lui choisir lui préférer certaines orientations philosophiques et sans qu’on le sache sans qu’on soit informé forcément de ses orientations bon musk avait mis glock en place par exemple aujourd’hui à la région bretagne on a une charte de bonne conduite numérique pour l’utilisation des intelligences artificielles dans le travail on n’a pas le droit d’utiliser glock c’est une bonne chose parce qu’ au moins celle là elle a été reconnue comme étant complète réactionnaire parce que celle ci est reconnue en tant que tel mais à la fois on n’est pas forcément censé savoir comment est ce que les outils sont nourris dans la mesure où il n’y a pas de transparence des données qui exactement exactement et ça ça pose un vrai un vrai problème tu parlais tout à l’heure du piège des données aujourd’hui les auteurs ne peuvent pas se retourner non plus contre les générateurs d’intelligence artificielle puisque les données les bases de données les corpus ne sont pas accessibles c’est des deviennent de la donnée privée ils ont pillé de la donnée privée pour se l’approprier et du coup on ne peut plus avoir aucun recours je continue peut-être sur les impacts économiques par exemple évidemment tu fais des références à une perte d’activité de rémunération ça va s’en dire avec pour qu’on se pour conséquence une précarisation accrue encore des des artistes sauteurs et on estime la quelques chiffres comme ça histoire de vous donner une idée bon qui date de dix à quelques mois mais ça s’est encore amplifié là c’est moins 24% de revenus dans la musique moins 21% dans l’audiovisuel 50% plus de 50% dans la traduction et dans le doublage 20% pour les scénaristes et les réalisateurs et ça c’est des chiffres qui date de 2025 on a commencé à réussir à quantifier en deux ans cette révolution qui est bien plus rapide que toutes les autres révolutions technologiques qu’on a pu avoir avec internet ou autre la celle là elle dénote parce qu’elle est bien plus rapide que le reste et du coup elle est des impacts bien plus massifs elle a des impacts également juridiques aucun droit d’utilisation nid de reproduction perçue par les artistes et puis évidemment les risques de plagiarme puisqu’on utilise des données protégées ensuite il y a évidemment des impacts artistiques avec une standardisation une homogéné homogénialisation de la création une culture moyenne pour tout le monde finalement qui convient à tout le monde au plus grand nombre une invisibilisation des créateurs on l’a vu avec cette multiplication aussi des contenus et puis des contenus qui se substituent à ceux des créateurs voilà à titre d’exemple par exemple c’est 20 000 nouveaux morceaux par jour créés par l’intelligence artificielle sur Spotify voilà et plus ça va aller plus sur Spotify on va écouter de la musique générée et pas créé mais générée par l’intelligence artificielle sans qu’on en ait conscience c’est ça se trouve on va dire que c’est bien en plus toi ça va c’est pour l’ambiance mais il y a un autre exemple vous pouvez aller faire le test chez vous en allant sur adobe stock tout simplement en demandant j’en sais rien de générer une image alors j’ai fait l’expérience avec mes étudiants tout à l’heure de lyon on était aller chercher des images de lyon il en est apparu 2,1 millions de lyon et quand on a décoché celle qui était enfin les images générées par lia il en restait plus que 1 million c’est à dire qu’on est arrivés au stade où on avait autant d’images générées par lia que d’images qui n’étaient pas générées par lia en sachant que sans doute celles ci sont peut-être encore générées un petit peu par lia c’est à dire qu’il faut faire aussi confiance et une obligation de loyauté mais qui n’est pas vérifiée quoi une réflexion là dessus je sais pas que j’avais non moi j’ai appris un nouveau mot dans le journal ce week-end c’est le plot plus que ce que c’est qu’un splote donc ces images générées par appareil à comme ça et il ya tiktok qui propose mais donc open eye et meta ont proposé des versions concurrentes et avec cette espèce de l’idée de surenchir de forme de monstrosité on voit un jésu cri avec des crevettes ou de la trompe je sais pas dans quelle position mais donc tout de coup c’est une surenchir de monstrosité fabriqué artificiellement et le ça ça c’est le principe c’est de d’une espèce de surabondance et de proposer des profits à ceux qui vont se qui c’est dans les images sont le plus le plus signalé et donc c’est c’est l’idée vraiment d’une surenflation c’est c’est Steve Bannon qui disait on est un peu là avec les médias qui sont critiques mais on va les inonder de merde et on voit bien que c’est ce qu’est en train de c’est le risque c’est ça c’est de nous défaire de tout esprit critique et de toute capacité de faire la part entre le vrai et le faux avec cette cette submersion de contenu fabriqué artificiellement qui nous mettent dans eux c’est un philosophe je crois taiwanais j’ai lu ça non je sais si vous connaissez la revue le grand continent qui qui met en ligne plein de plein d’articles sur l’IA sur les gens qui pensent l’IA aujourd’hui et qui propose un texte d’un philosophe je crois taiwanais qui parle de ni d’une hypnocratie avec l’idée qu’aujourd’hui c’est pas temps c’est l’IA va nous proposer en fait la sur différentes probabilités de scénario de synopsis d’histoire sur un même sujet donc l’idée c’est pas c’est pas d’avoir une histoire vraie une histoire fausse mais d’a combien de variations possibles on peut avoir sur un sur un même thématique donc c’est vraiment cette idée de la de la variation à l’infini des occurences narratives qui fait qu’on est qu’on est comme comme on devient consommateur d’influ d’influ continu et je trouve c’est passionnant parce qu’ ça ça ça va nous amène nous poser la question de du statut de de de de de de lecteur de l’auditeur et de l’oeuvre en face et dans quelle dans quelle relation rentre et cette notion d’hypnocratie on voit bien les enjeux que ça pour en termes de démocratie bien sûr donc on parle d’une transe ça fabrique de la transe et on rentre en état de transe permanente et donc on voit bien les gens les transports en commun ou les gens tôt de nous et donc voilà c’est cette cette transe permanente collective pour moi c’est le vrai sujet et comment comment le travail et moi je veux je dans mon versant positif je me dis que ça va finir par s’auto dissoudre ça va se comme s’il n’y avait pas une espèce de bulle qu’elle est exposée à un moment donné pour nous ramener au réel est ce que c’est que là le l’actu humain dans tout ça alors tu veux dire bon dire tout à fait là dessus parce qu’ justement je pense que notre rapport à lia aujourd’hui c’est parce qu’ on a notre rapport au virtuel qui a préparé cette arrivée de la révolution lia parce qu’on serait pas derrière nos écrans on serait pas en train d’utiliser les lias et plein de métiers qui utiliseront jamais lia voilà les tailleurs de pierre pour l’instant ils l’utilisent pas enfin c’est aussi dans nos métiers où on est derrière un écran où on a ces questions là qui sont essentielles mais il y a l’ place de l’humain et c’est vrai que j’avais dans mon entourage une jeune femme prof de français qui nous disait qu’elle ne pouvait pas vivre sans victor Hugo elle parlait pas des livres de victor Hugo elle parlait de l’auteur et effectivement si on est dans la quantité de production d’histoire il y a malheureusement plein d’histoires qui peuvent être générées en quelques clics en quelques prômes mais si on va chercher l’univers d’un auteur là on va chercher l’univers intime c’est à dire que quand on écrit quand on crée et non pas produit on va chercher dans ses blessures dans ses failles dans son histoire le terreau il est profondément humain et c’est à partir de ça qu’on peut créer et il y a produit de l’histoire produit des schémas narratifs que je dis encore une fois déjà vu revue et survue et si je peux amener un peu de positif j’ai une fille de ans qui est complètement mais résolument anti-ia dès qu’elle voit parce qu’elle est juste sur pinterest des images vont dire il ya elle veut pas elle elle zap ce qu’elle écoute sur spotify c’est des artistes avec des personnalités dont elle peut suivre les lives et la vie et l’univers très riche donc elle va pas chercher des productions dont elle ne connaît pas pour lesquelles elle ne connaît pas l’humain en face et donc il ya peut-être effectivement la génération à venir va peut-être refuser ce monde qu’on propose de surproduction de choses qui sont toujours les mêmes et toujours d’une certaine façon moyenne moi j’ai affise de 21 ans qui qui code et il me racontait il était avec un ami s’est essayé de contourner un système de sur un site pour vous démontrer qu’on n’est pas un robot donc il essaye de contourner ça c’est compliqué donc ils ont fait appel à une ya ils étudient tous les deux au téléphone et en fait chacun était derrière avec son ya ils ont fait dialoguer les deux ya il m’a raconté le moment où ils ont entendu leur leur zia dialoguer ensemble un dialogue binaire et je me suis dit voilà on va laisser les ya discuter entre elles et on va se couper de la fière entre nous ça c’est un pourquoi pas après tout on dit d’ailleurs que tant qu’elles ne sont pas gênés enfin nourris par des données nouvelles il y a un risque d’hallucination qui est très grand et ce qui montre d’ailleurs qu’on n’interroge pas assez ou faudrait peut-être voir aussi comment est-ce qu’on intacte dans les politiques culturelles la valeur de la donnée fiable fraîche qui n’est pas encore générée par l’humain on va peut-être passer quand même sur les aspects de perspective quoi d’avenir en fait un quelle solution on a alors vous avez un cardeur pour sauver le monde là l’éducation mais tout ce qu’on raconte alors la question que ça pose derrière c’est pas un outil parce qu’ l’IA ça reste un outil à priori l’outil est neutre même même même si quand on pense qu’il y a aujourd’hui on pense à des outils qui sont des marques déposées par des grands groupes capitalistes et qui eux portent une idéologie ce que je disais que les algorithmes ils ont des biais etc les biens on sait bien les quels c’est les biais de lui libéralisme en gros en tout cas de l’idéologie dominante il ya pour vous donner quelques lueurs d’espoir mais des artistes codeurs aussi qui ont traité un propre modèle qui se base sur des IA qui sont des codes ouvert qui sont en accès ouvert qui peuvent rentrer dans le code alimenter des modèles d’IA pour créer je pense un artiste qui s’appelle Grigory Chattanski qui a exposé à Akkand sur une base d’archives de photos que la ville a mis à disposition que la ville lui a demandé de faire une exposition entre les 2 et donc et là on est sur une utilisation beaucoup plus éthique de l’IA parce qu’ elle est éthique en tout cas elle est maîtrisée il ne se remet pas à effectivement un algorithme dont on ne maîtrise pas ni les sources ni le code ni etc donc il y a un enjeu d’éducation pour démêler tout ça parce qu’ quand je disais tout à l’heure que ça nous pose des questions plus radicalement que ce qui est des questions qui étaient prêts à là mais c’était déjà là il ya un enseignant ici que j’aime beaucoup mes masters création numérique qui me parle souvent de la transport de technologie on ne se rend pas compte à quel point les technologies sont partes dans nos vies et que on nous donne à voir d’elle même que l’interface utilisateur et ça c’est la partie émergée de l’iceberg tout le reste nous est complètement caché et c’est à dessins évidemment à dessins parce que c’est l’intérêt monopolistique des grands groupes qui gardent ça très jalousement etc mais en tout cas on est actuellement on est traversé par un tas de centres d’algorithmes dans nos poches dans tout ce qui est des technologies qui sont qui m’encourent donc c’est du quai pour avoir conscience que de ce qui existe de retrouver du pouvoir d’agir sur tout ça me paraît évidemment fondamental et petit espoir c’est que comme ça a été dit aussi c’est que l’IA va s’essouffler mais même si malheureusement c’est soufflé parce qu’ comme elle s’alimente à partir de contenus déjà existants plus les contenus vont être autogénérés par l’IA plus ils vont s’apauvrir et que du coup la seule espoir mais celui là il est maigre c’est que du coup les contenus deviennent trop fades trop nuls et que les publics sont détournés moi mon petit espoir c’est que ce l’IA ça va être comme ça va être un marqueur de nous années 2020 comme je sais pas moi les batteries électroniques les têtes dans les années 80 vous voyez quand on écoute musique années 80 on sait que c’est années 80 parce qu’il y a une batterie électronique derrière et ça fait le charme d’année d’ailleurs et peut-être que ce soit comme les militaires comme les militaires peut-être que du coup dans dans dans 30 ans on se retournera sur ces époques là et on verra que les photos de midiomites journées et les textes de chat de Petit et on sera les détecter parce qu’ ce sera le marqueur de l’époque et dans dix ans sera fait pchitte parce qu’ ce seront auto et soufflé quoi alors c’est un axe possible qui a déjà été envisagé par comment tu veux juste pour rebondir sur l’aspect caché et éthique il y a aussi tout le travail qui effectivement qui est passé en sous-main et qui est invisibilisé des travailleurs des travailleuses qui sont dans différents pays comme le Kenya externalisé aux Philippines qui doivent entraîner la machine et donc ça c’est des gens humains et qui sont des annotateurs exactement et il y a aussi il y a les gens qui nourrissent la machine il y a des gens qui notent les prombes s’ils sont pertinents ou pas et donc là ça peut être un prompt lié à la médecine et quelqu’un va effectivement donner un avis sur le un avis médical qui n’est pas lui-même ou elle-même médecin et c’est vraiment problématique et beaucoup de formulations de choquantes aussi de contenu très sensible que les gens que les ces modérateurs et modératrices doivent évaluer et ça c’est une souffrance il y a beaucoup de gens qui ont un traumatisme lié à cela au fait que ils soient pressurisés à chaque quart d’heure avoir un nouveau prompt à noter et voilà c’est invisibilisation comme ça des petites mains de lié à je trouve assez problématique et on croit que c’est magique comme ça mais il y a tellement une architecture humaine derrière ne serait-ce qui que les data center qui sont ici à détruire des forêts mais bon oui effectivement la la solution c’est la révolte des éclaves ce qui est effectivement c’est un système qui comme il y a d’autres un fonctionne sur la base d’un éclavage externalisé et invisibilisé mais qui est très présent donc c’est un enjeu politique géopolitique important et on voit bien que la planète elle bouge qu’il ya des vagues de rébellion et donc tout n’est pas tout n’est pas figé à cet endroit là et c’est pas c’est pas à mettre sous le tapis aussi là l’enjeu écologique on n’en parlera sans doute mais effectivement si on considère que notre biosphère et notre zone critique très mince qu’on a qui nous permet de respirer les menacés par les énergies dont on a besoin pour faire tourner ces machines on aura plus en plus besoin les chiffres sont quand même assez hallucinants même si on peut espérer que la fusion nucléaire soit une solution mais on peut douter que ça soit vraiment là le l’horizon qu’on veut des centrales nucléaires en bas de chez nous sur la planète est ce que c’est ça dans ce monde là dans lequel on veut vivre donc c’est des questions qu’il va falloir se poser collectivement et politiquement de manière un peu sérieuse après mais ça c’est fanny le lié à beaucoup mieux qu’on il y a des enjeux de juridique importants et c’est vrai qu’au niveau européen la mise en application de cette directive est restant encore être travaillé il y a des solutions à trouver en termes de transparence en termes de contrat d’auteur en termes de de l’isibilité on parle ce qu’il faut aller vers un label pour savoir ce qu’on achète comme livre est ce qu’il y a une c’est qu’on puisse dire voilà il y a 50% d’IA 0% d’IA est ce qu’il faut aller vers plus de transparence sur ces questions là en tout cas il y a des il y a des leviers juridiques qui va falloir travailler qui sont qui sont importants et puis moi je me dis que c’est peut-être aussi le bon moment pour se poser la question collectivement du statut de l’auteur dans la société aujourd’hui parce qu’effectivement je parlais de la surproduction qui fait qu’on a qu’on a progressiment démonétisé la valeur de l’auteur et du coup on sait plus très bien ce que c’est qu’un auteur si c’est juste produire des livres à la chaîne comme ça un roman tous les deux ans dans un langage qui qui se ressemble et des produits un peu standardisés des produits culturels maintenant qui sont amenés à nourrir la machine des actualités littéraires en permanence dans une course effrénée est ce qu’il faut pas se reposer à question de la question que posait fou court 69 un qu’est ce qu’un auteur un auteur c’est effectivement un statut juridique une octorelité c’est d’ailleurs quelque chose qui dans le discours commun vient marquer une confiance entre le lecteur et l’auteur sur la base de son engagement juridique timant son possibilité d’être d’être attaqué d’être transgressif par rapport à la loi mais donc ça vient indiquer un rapport aussi sémantique culturel un auteur ça c’est ce qui donne comme fonction l’idée que ce qu’on lit à une valeur particulière et derrière ça il ya il ya un auteur il ya un rapport à la langue qui est pas le qui va contre la langue commune à chaque auteur va contre le le le la langue stéréotypée pour pour être un peu contre le langage ordinaire et pour inventer des espaces dans la langue c’est aussi la capacité à faire émerger des nouveaux sujets de quoi parler littérature aujourd’hui est ce que c’est juste à commencer de choisir les mêmes histoires ou est ce que c’est aller parler des enjeux d’écologie les autres enjeux importants et essentiels pour l’humanité donc cette capacité à faire émerger à faire sortir des sujets à les travailler à prendre des risques à déplacer les représentations c’est donc se dire voilà où est ce qu’on a ça aujourd’hui dans la production et qui sont ces ces auteurs quelle quelle quelle humanité il ya derrière quelle quelle vie quelle quel enjeu politique quel prix de décision qu’elle chouette vie parce que produire une oeuvre ça se demande effectivement à une forme d’organisation matérielle un rapport aux autres à la solitude et donc peut-être que ça va ça va nous obliger à refonder politiquement collectivement ce statut de l’auteur et lui reconnaître une existence particulière avec peut-être des droits qu’il faudra préciser il ya en tout cas en ce moment des débats autour de ce statut on pourra peut-être y revenir je rebondissais sur la notion effectivement de label et de on peut parler aussi comment on vit quand on est auteurs je vous disais moi c’est pas avec ma production littéraire création littéraire plus que production c’est pas avec la littérature que je gagne ma vie mais en étant rédactrice donc je suis plume je vis de ma plume mais pour d’autres et donc je suis dans une association qui s’appelle la guilde des plumes qui est une association association professionnelle des gens qui écrivent avec et pour les autres et on a eu ces débats au sein du conseil d’administration sur c’est quoi évidemment l’avenir de notre métier et se pose la question aussi de qui est prêt à payer pourquoi parce qu’ dans nos métiers donc de rédaction on se rend compte que évidemment avec l’IA il ya plein d’entreprises qui sont plus prêts à payer ou qui vont prendre un texte et le passer dans l’IA pour vérifier que c’est bien un style convenu qui passe bien etc donc nous notre position pour le moment parce qu’on a réfléchi cet été en séminaires c’est que va y avoir beaucoup moins un marché beaucoup plus petit pour tous les métiers de la rédaction parce qu’il va y avoir des entreprises qui vont choisir le facile avec chadjipétis qui sera pas qualitatif il ya déjà des livres blancs écrit paria et quand on les lit on voit que c’est n’importe quoi parce qu’ c’est effectivement de la génération de contenu et non pas de la vraie intelligence par contre il restera un marché mais ça va être le marché haut de gamme et donc ça pose une vraie question sur nous en tant que rédacteur même si certains peuvent faire des recherches avec l’IA mais en tant que créateur de texte ça va être de l’artisanat d’art mais ça veut dire que ça devient du luxe et voilà quel modèle économique il ya derrière et en tout cas dans les métiers de la rédaction qui sont pas juste donc des créateurs et des littérateurs il ya aussi un vrai débat en cours sur c’est quoi l’avenir de ce métier et le modèle économique évolue énormément je vais faire juste pour faire un petit pas de côté encore avant l’IA les prix étaient cassés aussi par les rédacteurs qui écrivaient depuis Madagascar et qui avaient l’intelligence donc pour le coup qu’il n’a pas l’intelligence artificielle mais c’est des débats en fait l’outil mais au jour la question de la fragilité du modèle économique pour ceux qui écrivent et donc c’est un petit qui exacère en fait les questions il ya effectivement un pas de côté qu’on peut faire en comparant par exemple à la vêtements en fabrication de vêtements je vois notamment l’entreprise undies vous savez qui fabrique les maillots de bain dans des conditions écologiques sociales absolument éprouvantables vous avez les rivières et rivières qui sont aux couleurs de la tendance du maillot de bain de l’année et qu’on vend 10 balles et souvent d’ailleurs maintenant il recourt carrément à des mannequins IA qui passent parmi le journée et puis les descriptions des maillots de bain sont fait par TjpT donc on est sur un modèle économique qui en gros ne coûte pas très cher et qui rapporte sans doute beaucoup d’argent il ya évidemment l’éducation la sensibilisation mais en même temps on est face à des publics qui vont sur Tému qui vont sur chez Hine et qui consomment ce type de produit donc à quel endroit en fait on n’est pas dans un entre soi où là on a conscience tout et tous des enjeux civilisationnels économiques sociétaux sociaux juridiques mais et environnementaux bien sûr mais est ce que finalement c’est pas peine perdu d’ailleurs que finalement on s’y intéresse uniquement entre nous quoi bah blague à part c’est la révolution qu’il faut faire mais je suis pour mais non mais et là je le dis en plus sans s’en blague et je pense qu’effectivement il faut changer de monde c’est un avis qui n’engage que moi mais je le partage quand même parce qu’ oui quand on parlait des milliards qui sont investis qui aujourd’hui peut faire un plan comme de l’échelle de celui qui a fait que TjpT en arrive je sais pas si vous souvenez que toutes les téloches tous les journaux tout le monde et encore aujourd’hui on parle en permanence c’est le sujet numéro 1 je sais pas comment ils ont fait leur plan comme mais franchement bravo enfin il a coup de milliard et on peut pas lutter on peut pas lutter ils ont ils ont des relais ils ont une puissance de frappe qui est complètement dingue alors certes l’outil est un peu impressionnant a priori parce qu’ comme ça quand on faut pas de quoi on parle on a un truc qui nous donne de texte qui peut nous répondre à quelqu’un peut dialoguer ça peut faire un gadget de sympa mais pour un peu qu’on explique comment ça va une fois qu’on a compris comment ça marche etc c’est hyper flippant et on a archi besoin de dire tout ce qu’on se dit là et du coup si on déconstruit le discours en tant que citoyen ça devrait nous alarmer on devrait avoir des puissances publiques et qui qui met des limites je le partage là j’ai malin que certains le savent mais TjpT au tout démarrage ça a été par la fois je connais pas hyper bien l’histoire donc peut-être que certains la connaissent mieux que moi mais le conseil d’administration de TjpT était composé d’universitaires et de Hedjan qui avait un comité d’édétiques etc au moment où ça arrive sur le marché du marché ils se sont tous fait lourdés et c’est que des capitalistes ont pris leur place et ils ont eu un débat interne de ce qu’il faut qu’à quel degré d’édétiques on conserve dans l’outil et en fait toute cette réflexion là en interne s’est fait balayer et c’est que les intérêts évidemment des fonds de pension qui se comprennent pas et ça ça raconte un truc qui est dingue sur et c’est pas l’outil que l’une fois l’humain qui est derrière qui est d’hélogique qui est mis en place il y a l’ dangerosité de l’outil puis il y a la dangerosité de celui qui manie l’outil et je sais pas qui se souvient qu’il y a un moratoire en un moment où TjpT sort assez rapidement dans quelques mois plus tard ou internationales les gens se sont dit mais là on a urgent besoin de faire une petite pause de réfléchir à ce qu’il va se passer et pour voir et pareil bah il n’y a pas une moratoire Alexonfatt tu voulais réagir? En un mot c’est on en parlait un peu en coulisse le problème c’est le réflexe archaïque qui est de moins de réfort et ces outils là mais déjà les algorithmes enfin vont chercher sur des réflexes archaïques de c’est facile donc j’y vais et à part effectivement l’éducation et la prise de conscience on est tous tentés d’utiliser cet IA j’appelle ça l’insistant assistant quoi il est il est tellement présent partout je dis même pour rédiger des mails que ben oui on va aller vite et c’est pour ça que la lutte est compliquée il y a un modèle capitalistique derrière mais il y a aussi comment on fonctionne et évidemment les personnes qui conçoivent ces outils s’appuient sur ces réflexes là c’est et la tâche est énorme je voulais juste aller dans ton sens c’est un combat idéologique et on voit bien que c’est que d’ailleurs tout ça il ya une position techno capitalistique qui fait qu’il ya une une convergence entre entre la Silicon Valley le point d’exécutif américain et c’est pas c’est c’est c’est complètement c’est pas fortuit fin et c’est un vrai projet politique et quand on lit les textes fondateurs des samathman et haute c’est un projet de société avec le paris qui fait que le lia va produire de l’IA et que les découvertes vont être produites par la machine et que très vite on va se passer effectivement de l’humain sur plein de tâches donc on va arriver à un revenu universel et qu’on va coloniser le planète et qu’on va générer avec la fusion nucléaire une nouvelle source d’énergie et le projet les écrits c’est avec mes mais ce c’est ce qu’est intéressant c’est que ça devient complètement délirant et messianique avec avec l’idée que on va faire devenir une nouvelle humanité fin c’est on est quand même dans ce dans ce délire messianique fin c’est c’est on n’est pas c’est pas du tout fortuit c’est construit c’est écrit on peut le trouver c’est on peut le lire et il y a un vrai projet derrière tout ça avec une convergence entre le réaction le côté le plus actionnaire américain et le côté technique qui s’est qui s’est concentré et donc les forces en présence sont considérable mais en même temps comme c’est idéologique ça se combat ça se travaille ça se déconstruit et je pense que l’europe a un rôle considérable à jouer il n’a pas à courir forcément après pour rattraper le retard mais se poser la question de où est-ce tu par rapport à ce discours là et comment on construit une autre valeur on a envie de porter quoi sociétalement et oui question pour toi d’être stéphanie du coup à l’inverse c’est que les instances européennes les directives ont permis de protéger les consommateurs et consommatrices en union européenne quand il s’agit de la du traitement de nos données enfin aux états unis enfin c’est open bar toutes nos données sont libres à tous et à tous ceux qui sont prêts à les acheter mais on aura quand même un peu protégé même pour les grandes plateformes on doit si si conformer et du coup je me dis l’union européenne aurait un carte à jouer mais est-ce que leur discours ne serait ce pas du coup l’inverse c’est si on fait ça ça va brider l’innovation du coup l’union européenne va être en retard sur les américains qui sont voilà encore une fois open bar donc je sais pas si l’union européenne est à même de se positionner là dessus disons conforme je pense tout et tous le veut qu’elle soit un rempart et un endroit où on vient protéger toutes ces valeurs fondamentales et tous ces droits les plus élémentaires qu’on qu’on pointe mais il n’empêche qu’il ya juste à regarder la façon dont ces questions sont débattues au sein de la commission européenne ou même au sein du parlement européen ce qu’on voit c’est qu’il ya un lobbying extrêmement puissant de la part de ces entreprises de l’attaque et une volonté politique aussi de ne pas être le looseur au niveau international et de voir là on entend beaucoup ce discours de il faut rattraper parce que le train marche on a beaucoup de retard et on a loupé enfin on le voit il ya cette pression elle existe vraiment et en ce moment niveau européen en tout cas il ya des concertations pour adopter on va dire un code des bonnes pratiques des bons usages en matière d’intelligence artificielle notamment dans le secteur de la création et c’est sans succès puisque les entreprises de la tech ne se sentent pas obligés de rester à la table des concertations et en fait les titulaires de droit sont baladés et n’obtiennent pas grand chose donc on n’a malheureusement pas une volonté politique forte en europe et on entend plutôt le discours qui est suivant c’est il faut rattraper son notre retard et il faut qu’on devienne un peu le paradis de l’intelligence artificielle donc c’est quand même pas rassurant c’est exactement la question aussi de la place de l’auteur en tant que créateur de récit parce qu’ là il ya qu’un seul récit qui est raconté c’est il n’y a pas d’alternative c’est lié à je sais pas si vous regardez le 20 heures mais voilà avec ma fille on regarde le 20 heures et on rigole beaucoup et je crois que c’était hier ou avant-hier qu’elle sera à l’avenir en dans le 20 heures c’est lié à et partout donc en fait c’est on a un récit qu’on trouve au 20 heures donc plutôt grand public donc mainstream donc voilà mais peut-être pas en fait et c’est là où nous aussi en tant qu’auteur en tant que créateur on a des récits à produire pour montrer que d’autres univers d’autres mondes sont possibles avec ou sans y a je pense que lia peut continuer mais est-ce que lia doit tout dominer en fait parce qu’ lia peut-être on l’a dit on parle d’illegérative mais lia dans la médecine peut aussi apporter des choses moi j’ai un ami auteur qui est très dyslexique il me dit tu te rends compte si il y a comprenait un dyslexique disso-orthographique donc son éditrice ça rachet les cheveux mais il écrit de très belles histoires et lui il rêve d’une ya qui corrigerait ses textes donc en fait qu’est ce qu’on en fait et qu’elle réussit on construit autour de ce qui n’est au départ qu’un outil mais au service d’une idéologie et d’un système de consommation en fait c’est muel non mais je je rebondis à ce parce qu’effectivement encore une fois l’outil peut-être que c’est de telle manière différente qu’il y a plein de manière qui sont étiques et très chouettes on a sous le festival que j’organise enfin quoi on organise officiellement maintenant la dernière affiche de édition a été générée par un artiste on comprenait a été créé par un artiste parce qu’ c’est toujours une quelque chose qu’on souhaite mettre en avant et il trouve que cet artiste là était un poteur de handicap et du coup il est de plus en plus incapacité pour créer et du coup il a transféré sa pratique avec lia qui l’aide à continuer à créer du coup il fait des choses formidables il y a ça avec une réflexion très pointue sur le sujet etc. ça a enfin sur le travail de créateur quoi et là en l’occurrence en l’occurrence ça a fait des sens pour nous etc. et je trouve que c’est une évidemment un outil qui est super parce qu’ ça permet à une personne de continuer à créer tout simplement quoi je rebondis sur la thématique d’avant pardon sur c’est sûr qu’il y a un enjeu citoyen il y a un enjeu de contre-pouvoir là et on a quand même la chance même si c’est pas le c’est quand même pas le discours dominant enfin dans nos institutions publiques parlie du conseil régional on a quand même la chance d’avoir un soucis se pose la question qui se réfléchissent tout le monde et n’ont pas sidéré mais en tout cas un peu perdu sur le sujet et le flou profite à ceux qui sont en train de qui sont déjà passés à l’action quoi je vous parlais tout d’ailleurs on peut parler si vous voulez que le ministère de la culture se pose la question et réfléchit consulte et du coup en tant que citoyen je me reste à la salle mais c’est aussi un souhait dont qui mérite de consommer de part en fait ce qu’on sent pas pendant des disputes etc parce qu’ je pense que ça ne peut que alimenter le pouvoir d’agir de nos représentants pour qu’ensuite ils aillent bien sûr un terminaux romain puis ensuite on passera aux questions avec oui effectivement si au niveau des instances européennes il n’y a pas de cartes à jouer je pense qu’au niveau national niveau de la France il y a vraiment un truc à jouer parce qu’ vraiment on parle beaucoup de l’exception culturelle française on a eu le prunique du livre on a le régime de protection de l’intermittence j’ai l’impression qu’effectivement il faut changer de paradigme quant à notre vision de l’acte de création et des artistes et autoristes et c’est vraiment on en parlait régulièrement c’est sa création un nouveau statut qui serait un statut qui protège la création et pas les œuvres mais vraiment protéger le travail de création puisque en tant qu’artiste on est toujours à travailler toujours à créer même si on se trompe même si on fait des erreurs même si on on a un temps d’apprentissage pour des nouvelles techniques et nouvelles compétences et du coup ce travail là est invisibilisé et c’est que quand on a une oeuvre qu’on est récompensé par de l’argent et l’idée serait vraiment de créer un statut pour pallier cet injustice pillage cette accumulation primitive de nos données ce sera une mesure de justice de protéger les artistes et qu’on en France effectivement on subisse pas ces 20% de baisse de revenus des scénaristes des écrivains d’écrivaine et voilà donc là je pense que c’est une manière de vraiment changer de paradigme et de pas penser en termes d’oeuvre et de travail de la création et voilà donc on parlait du salariat en tant qu’artiste en tout cas c’est l’occasion de rappeler qu’en ce moment il y a deux lois qui sont proposées à l’Assemblée nationale d’une part et au Sénat d’autre part pour mettre en place une continuité de revenus pour les artistes auteurs et autrices justement pour faire un petit peu pour proposer un filet de sécurité un filet de protection complémentaire et faire face à ces enjeux de transformation du travail en tout cas pour réagir à ce que venait de dire Samuel c’est vrai heureusement il y a des belles enceintes dans laquelle comme celle dans laquelle nous sommes ce soir pour échanger et tant qu’il y a du débat et tant qu’il y a je dirais de l’intelligence humaine et collective a priori de l’espoir donc je remercie vivement de vos passionnantes interventions et je voudrais peut-être qu’on éclaire davantage de pluie parce qu’ là nous on ne vous voit pas du tout en fait moi je ne les vois pas je sais pas si voilà si vous pouviez avoir la gentillesse peut-être d’éclairer ce public et pour qu’on puisse les voir ah oui vous êtes là vous n’êtes pas partis donc d’abord merci à vous de tout enfin de votre présent je vous le redis c’est passionnant d’échanger avec vous est ce que vous auriez des questions des envies d’intervenir des propositions de réflexion complémentaire ce serait fabuleux qu’on échange avec vous on a une première main qui se lève là je vais circuler le micro et je précise qu’il faut que ça soit dans le micro n’hésitez pas à dire d’où vous parlez aussi à vous présenter ce serait et c’est important que soit dans le micro parce que c’est enregistré je passe tu l’as dit c’était fagnie en début de mais c’est la table ronde est enregistrée à être à rediffuser donc pour ceux et celles qui veulent avoir revoir aussi voulait dire à ceux qui n’ont pas pu être là ce soir voilà ça sera en ligne donc pour la captation merci de parler dans le micro bonjour merci merci pour les interventions dont j’ai beaucoup appris je me présente je suis nasser et temati je suis journaliste à france média monde je travaille à la rédaction persain de radio france internationale donc j’utilise aïe à l’intelligence artificielle qu’ont beaucoup d’autres mondes dans mon travail c’est nouveau etc mais par rapport à ce que je viens d’entendre et ce que j’ai lu à ce sujet en tant que amateur ce dernier temps et j’ai un remarque à faire si vous le permettez on sait vrai qu’on parle beaucoup de la création de la transformation de la création que l’intelligence artificielle la tendance d’introduire dans nos quotidiennes mais on oublie souvent que l’intelligence artificielle est avant tout une invention et une création humaine et qui vient en tant que aboutissement d’un processus d’invention et qui n’est pas en fait qui date pas d’aujourd’hui et qui est peut-être en grande partie le résultat de la de l’informatisation de nos manières de agir de faire de penser etc donc à partir de là je voudrais faire la deuxième remarque et c’est là je vais pas être long et c’est là c’est la suivante moi je pense personnellement et je le sens dans mon métier peut-être je suis je fais partie de cette dernière génération qui exerce comme aujourd’hui mon propre métier et que l’apport de l’intelligence artificielle dépend d’avant tout et encore toujours de l’humain de la manière dont on entre en interaction avec cette création qui reste je le répète avant tout une création humaine c’est vrai qu’on est pris par une sorte de panique ça a toujours été comme ça depuis la découverte du faux jusqu’à l’invention de l’informatique etc quand on est face comme vous le disiez tout à l’heure à l’inconnu à l’impensé il est tout à fait naturel de se dire où nous sommes et où surtout nous allons et moi je pense que cette perception m’a exploté travé senti quelque chose on avait senti quelque chose dans sa fameuse introduction à la critique de l’économie politique en 1858 lorsque il pensait pensé surtout la technique capitaliste en disant qu’il transforme avant tout les rapports de l’humain avec son monde avec son environnement et que il était en même temps fasciné par cette intervention dans le dans la société capitaliste il parlait de l’intellect commun à un moment donné dans ses grandes grondices moi je pense que je suis on est dans la même situation aujourd’hui on est au au seuil d’un bouleversement général de rapports humains que l’intelligence artificielle est en train d’introduire cela peut-être la génération actuelle peut-être les générations de futur comprendre en comprendre mieux que nous et que donc finalement qui nous dit l’intellect l’intelligence est avant tout un acte social est avant tout une interaction aujourd’hui c’est vrai avant c’était entre les ondes mais aujourd’hui également entre l’homme et sa création qui est l’intelligence artificielle excusez-moi d’être long voilà c’est un apport très important monsieur merci beaucoup de votre intervention peut-être que vous voulez réagir mais moi ce qui me vient en tout cas c’est encore le retour à l’éducation c’est à dire que la problématique qu’on a là c’est que c’est cette temporalité folle qui fait qu’on n’a pas non plus de plan concret enfin je me sens m’avoir entendu le président Emmanuel Macron nous dire qu’il allait intégrer au programme scolaire l’usage de l’intelligence artificielle dès le collège très bien mais moi j’ai eu des retours d’enseignants collèges qui me disent mais on n’a même pas été formés aux outils à la façon dont on devait l’intégrer dans le processus éducatif et donc nécessairement ça renvoie à l’idée que l’accompagnement et sans doute en dessous de ce qu’on devrait normalement mettre en place donc il ya aussi j’ai l’impression enfin c’est peut-être critique mais une divergence entre les moyens qu’on y met et les enjeux qui sont en jeu justement vous voulez réagir à ce qu’a dit Samuel? Oui sur l’un des points moi je me fait un tout petit peu du discours qui autour de la révolution technologique qu’il y a pareil pour leur dire je me fiche j’ai pas de boule de cristal et personne n’en a du coup mais on a été habitué à avoir des discours on nous dit que telle innovation est un bouleversement paradigmatique qui va révolutionner le monde entier alors c’est possible et encore une fois l’outil est très puissant je pense quand même que ça a été la pilule pour nous faire avaler l’usage et sa massification encore une fois je vous prends l’exemple des batteries électro-intigniques de la musique des années 80 il ya plein de batteurs qui se sont dit mais j’ai plus de boulot en fait c’est fini bon les batteries sont revenus dix ans plus tard parce qu’ ça a été un effet de mode alors toute comparaison égale par ailleurs quand même mais je veux dire par là qu’on a connu plein quand le CED est arrivé vous souvenez le vinil on a dit que c’était disparu puis etc etc etc etc ça impactait pas forcément la perte de revenus qu’on est en train de voir quand même chez les traducteurs mais on est hyper d’accord qu’il ya plein de bouleversements qui sont quand même en jeu c’est juste pareil on nous a je trouve que dans le plan de code que j’ai créé de telle heure il a été beaucoup axé autour de c’est une révolution technologique majeure qui va révéler toute la vie du monde entier je pense que ça il faut le mettre en un petit peu à distance parce qu’ ça devient si quand on nous dit ça on est obligé de se dire bah mince il faut que je m’y intéresse du coup si c’est ça le demain le futur est ce qu’on a juste cité une référence à comme a fait penser l’intervention de monsieur c’est fantasia de l’hora cibonie je sais pas si vous l’avez lu puisque ce sont des comptes autour de lia mais très documentés et elle nous donne un peu une des origines de lia qui est un automate qui jouait aux échecs alors je sais plus c’était au 17e ou 18e siècle et à quel cours mais en fait cette automate on se rend du compte qu’en fait c’était un fausse automate qui avait un humain à l’intérieur mais voilà c’est aussi une autre approche qui n’est pas que technologique et que économique qui permet d’entrer dans cette histoire de lia où elle parle aussi des petites mains qui trient les images etc c’est une autre question ici bonjour albine villager je suis ingénieur d’études au département communication arène 2 donc la composante d’enseignement pas la direction communication je précise parce qu’ souvent ça fait confusion je me pose la question finalement il ya cette vision qu’on a disparition des métiers et remplacement par l’intelligence artificielle mais je constate par exemple sur les métiers de traducteur qu’on assiste à quelque chose qui est presque plus pervers consistant à dire mais si on a toujours besoin des traducteurs pour relire ce que l’intelligence artificielle a produit et qui peut-être n’est pas très qualitatif voire il y aurait des erreurs et là ça génère un problème assez grave alors je cite l’exemple de la traduction parce qu’ c’est très significatif mais on peut le décliner avec plein de métiers ça veut dire que derrière il ya une pénibilité du travail qui est extrêmement importante que le temps de travail n’est pas plus faible alors qu’il ya une perception de la part du commanditaire que ça va prendre moins de temps c’est pas vrai et alors quand elle a perdu sens de son travail et de sa qualification là on arrive à un niveau de déprime assez important et je voulais savoir quel regard vous portiez possiblement sur d’autres métiers qui sont susceptibles de vivre des transformations extrêmement négatives au-delà de la question de les supprimer en mode en plus assez condescendant mais non on va encore vous donner du travail vous allez vérifier ce qu’a produit il y a c’est très intéressant parce qu’effectivement les traducteurs le disent quand on leur demande de passer par un modèle diagée ils mettent beaucoup plus de temps en fait que si ils avaient fait eux-mêmes la traduction et ça c’est bien parce que le rapport au temps et ce fameux gain de temps est souvent fantasmé vous voulez répondre à cette interpellation? C’est juste l’idée que on va nous lire ces textes là donc notre imaginaire va être façonné notre rapport à la langue va être façonné par ces textes là qui ont été traduits par IA relu par des humains mais moi ce qui m’inquiète c’est le quel devenir humain en enant tout ça parce qu’ ça va forcément influencer nos manières de ressentir de vivre d’aimer dès lors qu’on va passer à travers le filtre de textes qui vont construire nos sensibilités comme j’entendais que les doublages de dessins animés pour les enfants étaient faits par IA donc toute une gamme d’émotions va être fabriquée par la machine donc du coup je me dis ces enfants qui vont qui entendent ces dessins animés c’est quoi le leur spectre d’émotivité et voilà quel psyché ça construit c’est moi mon la question je la situerai pour être dans votre sens mais encore plus loin dans la réception dans la construction d’un non pas d’une machine comme l’humain mais d’un humain comme la machine malheureusement. Là je vais peut-être mettre ma casquette de directrice de l’institut du travail mais je pense que c’est des réflexions qui va falloir mener aussi au sein des interpr… de logiques interprofessionnelles c’est à dire que là je vois chez les traducteurs il y a beaucoup de structures je pense à Ancher et en Ose, à la TLF, des structures syndicales qui défendent les traducteurs et qui se réunissent, qui font un travail quotidien extrêmement important pour justement anticiper ces enjeux de transformation et réfléchir au sein de leur métier et je crois que c’est ça la solution c’est d’être ensemble et de travailler sur la structure parce qu’ oui nous en tant qu’enseignant et madame on nous aime collègues enfin il va y avoir des répercussions aussi chez nos étudiants qui… la façon dont on va examiner par exemple les étudiants est ce qu’on va leur filer un devoir qui vont nous générer par Tchatcha-GPT et est ce qu’on va demander à Tchatcha-GPT de corriger le devoir ça c’est par exemple une infection que vous pourrez avoir à la fac et on l’a déjà donc il va falloir profession par profession avoir cette réflexion là c’est évident. Une question du coup moi je suis pas enseignante mais est ce qu’il y aura pas un retour de l’oralité parce qu’à moins d’avoir des lunettes connectées à l’oral on est… est ce qu’il y a eu un petit peu le grand orale c’était pas du tout dans cette perspective là au bas etc mais est ce que le retour justement après la virtualisation à Outrance et lié à Outrance c’est pas de retourner dans la vraie vie avec des vrais gens qui parlent en vrai puisque en vidéo on sait qu’il y a les deepfakes. Oui un papier et un crayon. Non mais ça nous invite à réinterroger la façon mais vous voyez honnêtement moi à petite personne on n’a pas eu de réflexion entre collègues sur la façon dont on allait changer nos métiers d’enseignants-chercheurs donc et pourtant il y a des… il y a plein de choses et je suis plutôt initié au problématique de Lila mais c’est pour dire que on est au départ je pense d’un mouvement. On espère que… On est à gauche. Ah oui je te cherchais là. On a une autre question ici. Bonjour merci pour toutes vos interventions qui étaient très intéressantes très enrichissantes je me présente moi je m’appelle Achille et je suis étudiant ici à Rn2 du coup en master 2 en médiation du spectacle vivant à l’ère du numérique donc aussi qui répond à… malheureusement qui ne répond pas encore assez aux questions de Lila. Moi ma question elle porte sur l’entrée maintenant dans ces métiers de la création et de l’art qui vont être impactés. On parlait tout à l’heure d’une transformation à une forme de luxe de ces métiers de la culture qui en fait ne pourrait… dont les structures ne pourraient se l’offrir que dans une forme de luxe. Est-ce que finalement ça va pas faire qu’il y ait une énorme sélection à l’entrée sur le moment du travail voire une impossibilité pour des jeunes diplômés pour des jeunes qui n’ont pas forcément une expérience extrêmement forte hors IA enfin en dehors de ce système d’IA qui existait auparavant et qu’on se retrouverait en fait nous à avoir des postes qui se rétraient dans une perte de sens comme on en parlait tout à l’heure voire carrément une impossibilité rentrée dans ce monde du travail pendant un temps voire voire dans un avenir plus ou moins proche. C’est une vision négative mais à la fois on doit la prendre en considération parce qu’ c’est ce qu’on disait ça pousse à son paroxysme tous les biais qu’on avait déjà dans le secteur de la création et de la culture au sens large ou globalement on est quand même plutôt face à des secteurs qui sont, enfin dont les métiers sont pratiqués par des franges socials favorisés on le voit bien dans les études qui sont publiées par le ministère de la Culture on a moins d’enfants d’ouvriers qui se donnent à ces métiers de la création et donc nécessairement que demain leur place va évidemment être remise en question d’avantage donc qui a vraiment urgence à… Et c’est intéressant parce qu’ moi je connais surtout le cinéma mais effectivement dans le cinéma on voit qu’il y a un peu un antriste effectivement quand c’est des gens qui ont un capital culturel, un capital financier important qui peut se permettre de faire des films souvent mais je trouve un des petits points positifs que peut avoir l’IA c’est qu’on peut faire des récits de façon très simple et très rapide on a vu le film Imagine qui avait gagné le Nikon Film Festival il y a deux trois ans et qui était assez joli assez bien foutu et qui questionnait à l’IA et les réseaux sociaux et c’était je ne sais plus non la réalisatrice mais elle disait que voilà elle vient de sortir des études elle n’a pas accès à une équipe, elle n’a pas accès à un financement donc elle avait une idée et elle a utilisé des promptes effectivement pour faire un film qui se tient et qui est un objet assez atypique donc je me dis il y a peut-être des gens qui sont au office d’ouvriers d’ouvriers qui peuvent peut-être avoir accès au cinéma du coup paradoxalement parce qu’ils ne sont pas issus de la bourgeoisie ils ont du coup voilà ils peuvent faire un film très rapidement et se démarquer donc je me dis ça c’est un petit point peut-être positif d’avoir plus de démocratisation dans l’accès à la fabrication filmique et de rappeler que les deux propositions de loi sur la quantité de revenus ont justement vocation à ouvrir ce champ artistique à enfin voilà toute personne qui a envie de se donner à dans ses professions tu voulais réagir est-ce qu’on a encore d’autres questions vas-y n’hésite pas oui c’était juste brièvement effectivement c’est quand on entre dans un métier et si le réflexe il est il y a effectivement comment on va travailler sa plume comment enfin c’est une vraie question j’ai pas la réponse du tout mais donner la pétance pour l’effort encore une fois sur ce qu’on disait tout à l’heure pour arriver à cette qualité que j’appelais d’artisanat d’art mais qu’on peut qualifier autrement on voit bien dans les artisans du bois mais j’accompagne en communication des artisans d’art dans le bois ils disent pour faire de la dorure il faut des milliers des milliers des milliers d’heures et c’est encore un pas de côté mais les artisans avaient du mal à recruter parce qu’ on est aussi dans une société de la facilité et trouver des jeunes qui veulent se former je crois pour être un bon d’horreur il faut dix ans de pratique donc voilà et donc dans les métiers de l’écrit aussi en fait il faut au moins dix ans de pratique et voilà je n’ai pas la réponse à votre question c’est une vraie question alors on a encore plusieurs questions et là où je crois bonjour le débat est passionnant je m’appelle l’orange polines je suis autrice réalisatrice je suis également membre de film en bretagne alors c’est compliqué parce que chaque fois vous dites de nouvelles choses intéressantes alors du coup je me dis je vais ça me donne envie de rebondir ce que je viens d’écouter fin il y a eu peut-être ce matin ou hier je sais plus un dit dite d’hito d’une journaliste qui parlait du rapport au travail chez les jeunes et par exemple il y a quelques temps le nec plus ultra la modernité c’était de devenir codeur et donc plein de jeunes se lançaient dans des écoles pour apprendre à coder et que maintenant ils sont grandement dans les choux plein plein de ces jeunes là abandonnent parce qu’ c’est repris par par l’intelligence artificielle et que donc du coup ce qu’ils apprenaient à faire n’est plus ne va pas les rémunérer puisque ça va être repris en compte par par l’IA et justement beaucoup de jeunes actuellement se lancent dans l’artisanat alors d’art ou pas d’art mais dans l’artisanat ça peut être aussi bien électricité plomborie fin des choses réelles parce que pour l’instant c’est encore pas l’IA qui va aller chez un particulier refaire l’électricité et puis aussi les métiers d’art et l’artisanat d’art voilà je suis concerné parce que je suis également plasticienne et que je suis en train de me former en céramique etc aussi donc c’est un sujet qui me qui me passionne je me demandais si beaucoup de gens ici avaient vu le film de la way qui vient de sortir et qui est extrêmement intéressant qui est grandement porté par la comédienne sessile de france qui m’a beaucoup intéressé c’est l’histoire de créateurs qui sont dans des résidences d’artistes et alors le problème s’il faut pas je spoil non ce que j’allais vous dire en gros la question se pose de toutes ces intelligences artificielles enfin beaucoup d’entre elles et celles qui concernent la musique sous nos ou d’autres comme ça ont été grandement nourris par des artistes c’est à dire que sony et les studios de création en passant par l’IA ont recruté payer des artistes qui sont venus travailler alors moi au début je me disais mais c’est un peu détraitre en fait parce qu’ils sont en train de complètement nourrir une une machine c’est à la fois un sacré défi c’est très intéressant c’est c’est fascinant parce qu’ l’intelligence artificielle nous amène tout le temps dans cette dissonance entre fascination terreur on est pris entre ces tous ces tous ces sujets là et donc le film pose ça très bien je trouve je vous encourage à le voir tant qu’il est encore sur les écrans et donc je peux pas trop en dire parce que faut que vous ayez allez voir vous assure aller le voir parce que c’est vraiment une grande question ensuite je trouve c’est excusez-moi la vulgarité de mon propos mais je trouve que c’est un sujet très indémerdable parce que j’ai l’impression que sans arrêt on aussi l’entre eux voilà ça va nous apporter telle chose extrêmement intéressante ça va permettre à quelqu’un de dyslexique de pouvoir à terme pouvoir s’exprimer sans être calé parce qu’ son écriture ne passera pas ça pourra permettre à tel type de handicap de pouvoir ou artistes handicapés de faire si ou ça on va toujours trouver quelque chose que ça va de positif que lia va apporter en médecine ou autre et d’un autre côté ça nous fusille et finalement vous parliez de révolution parce qu’effectivement les on est dans un entre soi ici je trouve je trouve aussi que les débats arrivent tard je suis très étonnée on parlait de moratoire tout à l’heure qu’est ce qu’on est en retard qu’est ce qu’on est en retard parce qu’ nous pendant qu’on parle tout monde agit en fait dans le domaine de lia tout va très très vite et tout est obsolète il y a quand même l’organisation qui se qui plonge depuis des années oui il plonge depuis des années mais le fait est c’est que ça avance que les millions les milliards sur la table et que moi je suis pas très optimiste parce qu’ pourtant moi je suis j’y vais très très peu sur ces il y a faut que je m’arrête je crois parce que sinon je vais parler là enfin voilà je sais pas ce que je veux dire mais en tout cas enfin je pense qu’on a besoin aussi de normal d’apporter sa pierre je sais pas si vous avez une question précise mais je sais qu’il y avait encore deux questions qui avaient été qui voilà je me dis que la vraie révolution au bout d’un moment bah c’est pété tous les ordinateurs mais c’est il n’y a pas trop de solution on peut envisager un plan de sabotage non mais je propose tout ça c’est ironique mais non mais moi aussi je vois pas comme pas tellement plus que ça non mais pourquoi pas après tout et en plus je j’y plait enfin on en plaisante une seconde mais le temps que Sarah donne le micro à nos deux autres membres du public il a été question effectivement de l’enseignement sa botte à g d’un tas centers je trouvais que c’était marrant du dire ici très bien on prend les deux dernières questions puis on conclura cette soirée alors bonsoir à tous et va merci de toutes vos interventions également c’est très intéressant et très enrichissant en reprenant les propos d’achile et je voudrais revenir en même temps sur la question qui l’a posé que j’ai trouvé assez intéressante sur le vraiment le bouchage de tous marcher là en peut-être en apportant une vision un peu plus pessimiste déjà sur le sujet je m’en excuse mais est-ce qu’on va pas du coup sur une disparité aussi de ces métiers là notamment surtout ce qui va être caradis a une heure dans le jeu vidéo etc. puisqu’on est sur une on est sur une recyclerie en fait de tout ce que font déjà les artistes de tous ce que font les artistes et du coup que l’il y a reprend ce que l’on du coup on va pas sur une disparité de ces métiers là et une sélection encore plus élitiste que ce qui est déjà instauré maintenant avec les écoles payantes qui en plus n’aboutissent pas forcément sur sur un métier à la clé est-ce que voilà est-ce qu’on va pas sur une disparité finalement de ces métiers là je remercie beaucoup de votre question je vous propose de prendre l’autre question et à ce moment là on va essayer de répondre à la fois la vôtre qui est effectivement très pessimiste donc je je compte sur votre voisin pour en poser une un peu optimiste qui nous aidera peut-être à non mais évidemment on va réagir à votre question c’est c’est absolument important non ma question c’était juste que au moins certain d’entre vous on parlait de d’essayer d’utiliser l’IA de manière et je suppose que principalement on parle de l’IA générative de manière plus éthique pour pour être utile à la société mais le problème c’est que même enfin que tout le liage génératif ça utilise énormément de ressources naturelles et du coup même enfin en prenant ça en compte j’ai l’impression que c’est impossible d’avoir une utilisation éthique de beaucoup de ces de ces outils enfin les je comprends de l’utiliser par exemple l’intelligence artificielle qui parle l’intelligence artificielle générative pour pour faire pour pour les problèmes médicaux par exemple mais dans le cas de la création je suis pas sûre qu’il n’y ait vraiment jamais une justification éthique on a deux axes très intéressant qui nous permettront de conclure cette soirée le conséquence donc sur les métiers de la création et l’entrée en carrière artistique qui de toute évidence évidemment est menacée d’être restreint davantage et puis ensuite cette question d’éthique est ce que finalement lia peut être éthique au service de l’humain je sais pas si vous voulez y répondre très rapidement chacun à votre tour j’y vais du coup très rapidement pour concernant la formation du coup c’est aussi également un des axes que l’on une des préconisations que l’on a rédigé dans le rapport évidemment c’est d’accompagner les acteurs et les enseignants et les étudiants depuis depuis le départ tout au long de leur scolarité pour s’approprier cet outil prendre à comprendre quels sont les enjeux quels sont quand ça fonctionne et vers quoi ça peut projeter en effet aujourd’hui on constate par exemple dans des écoles arène et ailleurs qui forment au métier de l’audiovisuel et du jeu vidéo qu’aujourd’hui l’utilisation de l’IA réduit drastiquement les coups et multiplie les opportunités et en même temps on voit par conséquent un effondrement du des emplois à l’heure actuelle je suis pas sûr qu’il y ait beaucoup beaucoup de solutions si ce n’est à s’approprier encore une fois le plus possible ces outils là pour être le le le le plus performant malheureusement ou le le le plus le plus adaptable à cette révolution en marche et qui va être très très très vite et la deuxième est ce qu’il peut y avoir une éthique oui il commence à je crois en avoir il y en a certaines qui sont encore toutes petites je pense que la la la première marche est de pouvoir se poser les questions et de pouvoir échanger entre nous enfin entre vous entre tout le monde qu’on puisse se poser les ces vraies questions et de savoir comment on utilise des intelligences artificielles génératives et dans quel cadre et pourquoi avec quel objectif évidemment on peut s’adjoindre d’outils de type charte charte de bonne utilisation de intelligence artificielle et là ça permet déjà aussi de se sentir un peu plus libéré intellectuellement par rapport à leur utilisation il faut absolument continuer à débattre et même si les débats ont été initiés de avant 2019 à l’échelle européenne et puis à l’échelle à l’échelle nationale le sénat vient de rendre un rapport sur l’intelligence artificielle et les métiers de la création et sur les impacts et ce qui est plutôt rassurant c’est que le sénat a proposé les mêmes préconisations que nous dans le rapport donc on fait pas fausse route je vous invite à le lire et à lire également celui du sénat merci beaucoup c’est bien tu veux sur les risques et les visions pessimistes je la partage c’est sûr qu’aujourd’hui comme on réfléchit pas à ces usages là qui sont devenus massifs encore une fois pour la raison que je parais élimeré mais il faudrait qu’on apprenne nous et les espèces humaines à s’autolimiter sur ces égels là mais comme sur plein d’autres moi je crois parce qu’ c’est mon prisme que ça peut être un très flottes outils pour la créativité dans nos gens avec le ministère actuellement on essaye d’avoir un discours qui dit que l’IA peut être une façon d’avoir une création augmentée ce que je disais quand des artistes rentrent dans le code et et alimentent les données etc et qu’on n’est pas dans une utilisation automatisée de l’IA où l’arranger on fait un prompt et on ce que nous on connaît en gros à travers d’autique on nous propose en gros tout ça c’est clairement super superficiel on pourrait se passer de toute l’automatisation qui ne peut plus gérer le temps pour aller plus sur Netflix en gros c’est un peu ça qui se passe quand même enfin Netflix vous voyez ce que je veux dire en tout cas le temps qu’on gagne on l’utilise pas vraiment à bonnes siens ailleurs non plus d’ailleurs et donc donc oui je vous rejoins et pour finir sur la question de Achille je crois qu’était en master en méditation culturelle moi je pense que nos métiers ils servent à créer du lien et à rapprocher les gens et la création et la culture sert à ça j’espère en tout cas moi je crois qu’on continuera besoin de gens pour créer cette rencontre évidemment et donc que ces métiers ne seront pas mal à disparaître voilà c’est un peu pieux j’espère qu’on continuera à le vivre et une volonté politique forte qu’il faut qu’il faut pour soutenir évidemment si tu veux non mais je n’ai pas quand je vous ai rajouté sinon qu’effectivement on peut être pessimiste vu les milliards qui seront investis sur l’IA les métiers qui vont générer de la valeur financière ça va être ceux qui sont qui sont dans le domaine là et que les écarts vont s’accentuer socialement il y a un vrai risque donc c’est un vrai enjeu politique d’y travailler et en parlant d’éthique moi je peux parler plutôt d’une éthique de la résistance il va falloir inventer d’autres manières de résister à ça d’autres discours et c’est un enjeu philosophique politique éthique absolument passionnant merci alors difficile de conclure effectivement sur l’IA je vous ai dit c’est un peu un insistant assistant qui est présent un peu partout moi j’ai voulu tester l’outil mais en conscience c’est de me dire ben là j’utilise sans doute un millitre d’eau donc de l’utiliser le moins possible et alors peut-être une réponse on parlait de sabotage sans aller jusque là je crois que c’est un article du monde il y a quelques jours qui disait qu’avec l’utilisation de l’IA telle qu’elle va ou tel qu’elle est les états unis elle est manquée d’électricité donc il y aura peut-être un jour un conflit des usages et peut-être qu’on se dira ben non en fait on préfère avoir un frigo qu’avoir une IA qui nous pond des textes merci et c’est pas une conclusion c’est pour répondre pragmatiquement à la personne qui parait des bouchées de l’emploi par rapport aux écoles privées bah j’ai l’impression de ce que je peux entendre autour de moi en parlant des camarades c’est bah dans le jeu vidéo fin les textures c’est vraiment un des métiers qui sont il y a beaucoup de gens qui font les textures et pour 30 personnes actuellement qui font les textures je suis impression que maintenant il y aura des artistes prompt textures vraiment une personne qui va remplacer 30 autres mais dans d’autres secteurs de l’animation j’ai l’impression que qu’il y a toujours c’est quand même plus facile j’ai l’impression d’animer à la main que plutôt que par prompt que faire que un personnage face ça après sa main face ça je crois c’est beaucoup plus dur de crines comment dire un suivi des prompt que de faire de l’animation image par image donc j’ai l’impression qu’il y a quand même au niveau l’animation il y a quand même une volonté de préserver quand même quelque chose de traditionnel et aussi il y a beaucoup de recherches et développement dans l’animation mais plutôt pour les mood boards et j’ai l’impression que ça reste en interne ils vont ils vont pas jusqu’au bout à présent donc j’ai l’impression que peut-être dans les jeux vidéo effectivement comme c’est des économies beaucoup plus grosses je pense qu’il aura des ils vont couper plein de choses mais que dans l’animation 2d ou 3d j’ai l’impression qu’il y a cette volonté quand même de garder une spécificité de chaque boîte et d’en savoir faire qui est très lucratif puisque du coup on se démarque par rapport à d’autres boîtes qui peuvent utiliser l’IA à court terme et qui se démarquent pas au niveau stylistique en tout cas ce que ça nous amène à peut-être dire pour conclure c’est qu’il faut impérativement qu’il y ait des ponts qui soient construits entre le monde universitaire académique et le monde civil culturel pour justement que vous puissiez apporter tous ces matériaux qu’on continue d’avancer nous du côté de la recherche comprendre ces enjeux de transformation des métiers de la création et raisonner justement en proposant des filets de protection adaptés de façon à aider celles et ceux qui vont subir ces transformations à les supporter enfin à surfer cette vague je voudrais vous remercier infiniment de votre participation et je voudrais adresser un mot tout particulier à Sarah Desin qui est notre responsable du service culturel de université rene 2 qui fait un travail absolument extraordinaire de programmation si on est là aujourd’hui c’est grâce à elle elle avait l’idée de créer justement un temps d’échange entre entre le public et voilà des représentants de ce monde culturel autour de l’IA je pense que c’est un premier rendez-vous en fait il va falloir qu’on se revoit régulièrement pour prendre la température prendre le pouls et continuer de réfléchir ensemble à une action collective alors là on a un projet sabotage qu’on pourra peut-être éventuellement définir dans les prochaines semaines mais si jamais il y a d’autres idées plus légales dans ce cas là on les prendra merci infiniment de votre présence et de votre attention la
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