Résumé
Une conférence d’Elsa Dorlin
En partenariat avec la Mission égalité de l’Université Rennes 2
Durant ces deux premières décennies de l’an 2000, les mobilisations féministes ont ravivé, excavé d’autres sources, d’autres histoires et d’autres géographies des luttes et des pensées. Elles ont réaffirmé l’internationalisme du mouvement, dont le point d’acmé est tout autant l’ensemble des mobilisations autour de #MeToo décliné dans le monde entier que les actions directes incendiaires des mouvements féministes latino-américains contemporains. Elles se sont recentrées, réaxées sur d’autres foyers de luttes.
En même temps, leur pouvoir de dissémination « locale » s’est manifesté dans des actions féministes relatives à la santé, contre le terrorisme patriarcal, à l’habitat et à l’environnement. À la ville, en zone rurale, le jour et la nuit, nous sommes là, comme au travail.
Les mouvements luttent encore et toujours pour le droit à l’avortement, à la maternité et à d’autres conceptions de la famille, au soin des vies de chacune.
Ils ont pris la forme de mouvements liés à l’auto-organisation, l’autodétermination et l’autoformation, dans les quartiers populaires, les groupes de parole, les ateliers en mixité choisie, les forums et les universités, les mouvements syndicaux et sociaux, les collectifs de lutte contre les violences policières, dans les revues, les livres et magazines, sur le Net et dans la presse « généraliste ». Le soulèvement est partout…
Transcription
s Chères étudiantes, chers étudiants chères Rennaises, chers Rennais chers collèguess bienvenue à toutes et touss Je suis très heureus en tant que président
de cette universits de vous recevoir ce soir
pour l’ouverturs de cette nouvelle saisos des Mardis de l’égalités C’est la première fois
que j’introduis les Mardis de l’égalits puisque, habituellement
et jusqu’à ce jous c’était Emmanuelle Smiros vice-présidente en charge de l’égalits et des conditions de travais qui exerçait cette introductions Elle n’occupe plus ces fonctionss Aujourd’hui, elle est directrice
des ressources humaines et c’est seulement
le conseil d’administration du 2 octobrs qui désignera une personns pour la remplacer à cette noble missions C’est pourquoi nous n’avons pas
aujourd’hus de vice-présidente en titrs ce qui explique ma présence icis Je voulais avant toute chose
la remercier très chaleureusemens pour son action sur
les questions d’égalits et en particulier le rôle qu’elle a tens dans les Mardis de l’égalités En tant que président
de l’Université Rennes s ce cycle est pour moi bien plus
qu’un programme de conférencess C’est aussi un engagemens celui d’assumer
que l’égalité n’est pas une options C’est une exigence politiqus qui nous oblige
à nous poser des questions collectivemens et à agir à cet endrois avec les moyens qui sont les nôtress C’est aussi un exercice exigeans qui nous oblige
à nous regarder avec humilits et à faire notre propre autocritiques Tout n’est pas parfait à Rennes s et tout ce qui peut être améliors doit l’êtres Aujourd’hui, force est de constates que les inégalités et les violences continuent de se développers Les discriminations se normalisens les violences systémiques persistens avec un certain cynismes Choisir de tenir un tel cycle
des Mardis de l’égalits dans une université comme la nôtrs c’est choisir
de ne pas rester silencieus de continuer à partages une pensée critique et complexs qui refuse de se satisfaire
de la violence et de la dominations Ce soir, nous avons l’honneur
d’accueillir Elsa Dorlis professeure de philosophies professeure de philosophie
politique et contemporains à l’université Toulouse Jean Jaurèss Depuis deux décennies maintenans Elsa Dorlin travaille notammens sur les épistémologies féministes sur les liens
entre genre, race et classes et sur la généalogie du capitalismes Elle est notamment l’auteur
de La matrice de la race :is Généalogie sexuelle et coloniale
de la Nation françaiseis en 200s Sexe, genre et sexualité :
Introduction à la théorie féministeis en 200s ou encore, en 2017, Se défendre :
Une philosophie de la violences Elsa Dorlin vient nous parler ce sois des féminismes au pluries en écho à son livrs Feu ! Abécédaire des féminismes présentsis paru en 2021s Elle nous parlera
de leurs histoires de leurs divergences mais aussi de leurs luttes communess C’est exactement le genre de sujes qu’une université publique
comme Rennes 2 se doit de soutenis parce que sans cette connaissancs on reste aveugle au mécanisme
qui imprègne pourtant nos viess Cette saison proposers d’autres rencontres importantess Nous aurons, dans la veine historiqus la prochaine séancs sur l’histoire croisés de l’antisémitisme et de l’islamophobies puis l’histoire des féminicidess Puis d’autres séancess Je ne vais pas tout détaillers Toutes les séances sont
très importantes, très intéressantes et sauront retenir votre attentios je l’espères À l’occasion du 8 mars Maboula Soumahors nous parlera de la charge racials que vivent les femmes non blanches qui affrontent simultanémens le sexisme et le racismes Un peu plus tard, Claire Touzars abordera la santé mentals comme enjeu politiques Il y aura ensuite une conférence intitulés Des campagnes aux quartiers populaires :is géographie du mépris de classe ?is une rencontre croisés avec le sociologue Benoît Coquars et la journaliste Nassira El-Moaddems D’autres rencontres suivront encors mais je ne vais pas toutes les citer
ce soirs Vous avez le programme de disponibls sur le site de l’Université Rennes 2
notamments Je tiens à salues à l’occasion de cette présentatios le travail de programmation conjoins de la Mission égalits de l’Université Rennes s représentée par Sarah Ansari ici présents que je remercie chaleureusemens et le service cultures représenté par sa directrics Sarah Petipas, que je remercis tout aussi chaleureusemens qui nous permet de traverses plusieurs dimensions
de la questions Leur engagement à toutes deux
permet à Rennes s de rester fidèle
à ce qu’elle doit être s une institution publiqus au service de la justice socials aux côtés de ses missions
de formation et de recherches J’en profite égalemens pour remercier les équipes du CREs et notre service communicatios pour leur mobilisatios sur ces Mardis de l’égalités Je terminerai par dirs que l’on entend parfois évoquer le fait que l’universits devrait rester neutres Évidemment, la question de la neutralits c’est bien connu
en sciences socialess est un leurrs surtout quand il est questios de violence et de discriminations En effet, je ne partage pas l’idés que ne rien dire face aux inégalités c’est une position neutres Ce n’est pas le cas.
C’est une position en sois Bien entendu
dans ce contexts la position qui est la nôtre à Rennes s à travers ce cycls c’est de choisir de prendre positios pour l’égalité
contre les violences et contre toutes les formes
de discriminations Dans un pays
où le débat public se polariss où l’hystérie, malheureusemens observée parfois, la désinformations les populismes deviennent la norms et où les idées complexes
sont simplifiées à outrancs l’université est un espacs qui reste précieuxs C’est un lieu où il est possible
de discuter sans injonctios d’écouter sans jugement immédias de remettre en question
nos propres certitudes sans craints et d’accepter des analyses
qui bousculent parfois notre conforts À travers ce cycls nous partageons ics la responsabilité d’offrir un cadrs où ces questions peuvent se poses avec honnêteté, rigueus et profondeurs Elsa Dorlin ne me contredira pas, je penss si je dis
que la philosophie ne sert à ries si elle ne transforme pas notre rapport au mondes C’est pourquoi, sans doute
nous sommes là ce sois pour le transformer petit à petis à petit pas, serais-je tenté de dirs par la force des mots et par la force des idéess Sur ces réflexions je vous souhaite à toutes et tous une très belle saisos des Mardis de l’égalits une très bonne conférence ce sois et je vous invite
à applaudir chaleureusement Elsa Dorl applaudissementss Merci beaucoups Merci, merci infiniment M. le Présidents Merci aussi pour votre accueils Merci au service
de la Mission égalité femme-homms et au service culturel
de l’Université de Rennes 2s Merci aussi aux techniciens
qui rendent possible cette rencontrs dans un si beau lieus Merci à vous d’être là.
Je suis vraiment très honorés et très heureuses D’autant que je viens de Toulouses On en parlait,
je viens d’une université cousins sœur jumelle de Rennes s donc je me sens aussi un peu chez moi icis À l’origine de cette invitation
pour ouvrir ce cycls des Mardis de l’égalits il y avait le désir de mettre à l’honneus le livre que j’ai dirigs et intitulé :
Feu ! Abécédaire des féminismes présentsis qui a été publié en 202s effectivement, en plein COVIs et ce livre est aux éditions Libertalias C’était un livre
et un projet totalement monumentas gigantesqus qui rassemble plus
d’une soixantaine d’auteurices qui sont à la fois militantes,
enseignantes-chercheuses journalistes, artistes et qui ont accompagné ce recueis par des entrées
qui tentaient de déjouer une histoirs parfois trop étriquée du féminisms et qui prenaient aussis qui tentaient ce défi
de faire une histoire du présents Faire l’histoire présente des féministes avait été, pour moi, motivé
par ce désir de garder l’archivs d’un renouveau du mouvemens dont Me Too constitue évidemment
l’un des mouvements des révolutions parmi les plus marquantess D’emblée, je dois dire
qu’il ne s’agissait pas pour mos de recueillir l’archive
de tous les féminismess Mais plutôt d’une lame de fond
radicale, révolutionnairs souvent opposée et d’ailleurs,
même quasiment toujours opposés à un féminisme dit
universaliste et libéras qui est devenu également féministe d’État
ou fémonationalismes L’impression d’un renouveau
peut être toutefois trompeuses Les mobilisations
contre les violences sexuelles et sexistes est une lame de fond
depuis des décennies, des siècles au sein des féminismes et ce qui marque, cependant
ces dernières décennies ce sont les mobilisations
féministes et transféministes sur les violences contre
les femmes trans notammens qui sont quadruplement plus
victimes que les femmes ciss Les mobilisations féministes
et handiféministes même si nombre de théories et mouvements demeurent profondément validistes et les mobilisations
féministes et enfantistes constituent ces derniers mois l’un des enjeux les plus saillants
de notre actualité socials et politique à l’échelle nationals notamment dans le cadre des
violences intra-familiales de l’inceste et des violences scolaires mais aussi à l’échelle internationals avec le déploiemens sans commune mesure
d’un double standard de l’indignatios face au massacre des enfants
et du peuple palestiniens Ici et maintenant, nous vivons
et incarnons quelque chose d’inédis mais quelque chose
qui ne vient pas de nulle pars et qui s’inscrit dans une histoirs intellectuelle et militante
souterraine, populaire et conflictuelles Je fais donc ici acte de philosophie
du contemporain, de l’extrêmement présens du terrain, et du terrain des luttes et me revendique comme
philosophe féminists donc forcément situs dans une forme
de pensée de la conflictualités Derrière la déferlante que nous avons
connue depuis la fin des années 200s à l’échelle internationale avec Me Toois la mobilisatios a intimement touché nombre de femmes
et de minorités sexuelles et de genrs qui, en écho, l’ont portée
et relayée largements Les cadres du débas se sont considérablement déplacéss Le langage lui-mêms pour qualifier l’hétérosexisms pour saisir la dynamique
de cette violencs pour la constituer comme fait total
comme fait socias pour sortir les féminicides, les viols
les harcèlements, l’incests de la rubrique des simples faits divers a été refondé grâce
au courage des victimes grâce aux militantes à la fois théoriciennes et en lutts grâce aux mobilisations collectivess Ces quelques décennies
de l’histoire présents l’ouvrage Feu ! portait donc sur
la partie la plus immergée du mouvemens celle qui fabrique
une révolution féminists dans l’archive grise de nos actions,
au jour le jous celle qui ne laisse en général pas de
traces dans les bibliothèques qui fait aussi de
ce mouvement féministe présens une éthique de la vie,
une pratique d’autodéfenss un foyer embrasé de contestations de toutes les strates
de la sociétés On peut dire aussi
que presque 10 ans après Me toois aujourd’hui, en 2026-202s 2021 semble presque bien loins C’est presque une autre époque, déjàs Nous sommes à présent confrontés,
nous en sommes sûrs nous le sentons dans nos chairss à un backlash
d’une violence sans précédents C’est étrange,
cette distorsion temporells cette notion de la durée politique
qui nous touche profondémens et qui nous fait croire que 2021,
c’était déjà un autre siècles Me too éclate grâce à des récits qui n’ont pas tant brisé le silence,
on le sais et ces récits continuent
à forcer l’écoutes On sait que, finalemens on a fait des petits pass À l’expression d’une libération
de la parols il faudrait préférer
celle des combats menés pour que l’inouï, enfin, se fractures À force de luttes féministes,
de la myriade de combats menés ics là, seul ou ensembles les paroles ont raisonné
dans l’espace publics Elles ont imposé que l’on écoutes Et Mazan restera
l’un des points de basculs de ces dernières annéess Ces dernières années où ce procès commence par ce geste de Gisèle Pelicot
de refuser le huis closs Nous sommes donc sortis du huis clos parce qu’il est devenu impossible
de ne pas entendre la rumeur orageuss nous avons été nombreuses
à le rappelers Nul n’est sorti du silences Ce sont les indifférents
et les complaisants les agresseurs et les complices qui sont aujourd’hui
dans l’inconfort, obligés d’écouters Ce qu’il faut nommer ce stress patriarcas n’empêche pas également
une violence démesurés contre le fait de dire
et de continuer de témoigners Il y a des stratégies d’évitemens mais il y a aussi
des stratégies d’écrabouillemens qui perdurent,
comme dit Dorothée Dussys On pourrait aller plus lois en s’attachant à cette parole
qui ne s’est jamais tus car le silence à qui elle s’adresss et qui lui répond, l’étouffs cet ensilencement la rend inaudibls et de mille façons la trahits Mes butées, nos paroles, nos récits se poursuivent dans nos corps quand bien même nous nous sommes tuss Des paroles ont
toujours été prononcées dans la solitude d’un dialogue
de soi à soi, par exemples On n’en finit pas de se parler
d’entretenir une polyvocalité continuées Même si on ne dit ries même si on a peus même si on a honte, on se remémors on enquête, on débat avec soi-mêmes On ressasse pour comprendre pourquos comment cela a pu arrivers Que s’est-il passé,
réellement passé s Dans le noir des nuits
de cauchemars, ou par surpriss à tout moment d’une journée ordinaire
par bribes ou en détails nous reviennent au mieux
des scènes, des mots, des flashs des sensations vivaces ou l’abîme d’un malaise et d’un oublis Au pire, un écran blanc qui nous sidères Dans l’intimité de ce dialogus on en parle, ça parle en nouss Du coup, on a toujours parlés Ah, tout est..s Ça va être sympas Excusez-moi, je me perds moi-mêmes On s’adresse à soi
dans des modalités multiples le jugement, le remords, la culpabilité
et la honte sont toujours plus prompts que le soin et le réconfort de sois Et puis, en public, au détour
d’une conversation amicals dans le souffle d’une confession
à une sœur, une mères dans les bras d’une amants entre collègues,
dans un cercle de parole, dans une AGs dans le cabinet d’un médecis ou le bureau d’un jugs face à une assistante sociale,
dans le fracas d’une réunion de famills dans les colonnes d’un journal,
d’une émission de radis les pages d’un livre, d’un réseau social
sur le plateau d’une émissios la scène de théâtrs on a parlé, on a parlé ausss et depuis longtemps, on a parlés Le livre Feu ! c’est ces paroles-làs Et au cours des années 1990
et au cours des premières années 200s finalement, il y a toujours eu
de la paroles Cette nouvelle parols qui a fait émergée de nouvelles formes,
de nouveaux agendas féministes elle a juste employé d’autres moyenss Elle a inventé des motss Elle a aussi inventé des actionss Elle a peut-être été plus frontales Elle a pris les universitéss Elle a pris définitivement la rues Elle a pris la nuit.
Elle a pris les cortègess Elle repense à des questions
relatives au corps et à la sexualits au lien ou conflit entre les droits
et libertés des femmes et les nationalismes,
les racismes et l’impérialisme s aux identités de genre,
aux violences sexistes, lesbophobess transphobes, aux viols,
aux masculinités, au masculinisms et elle les lie aux crimes de guerrs au fascisms à la division sexuelle et raciale
du travais au néolibéralisme globaliss à la question du soin
et de l’expérience vécus à celle de la laïcité
de l’État patriarcals Enfin, elle alliait ausss cette question de la parols de nos vécus,
de nos expériences de la violencs à la nécessaire décolonisation
du sujet politique du féminisms qui est ce « nous » de « nous les femmes » s Dans un contexte
où le développement d’internes a considérablement renouvelé
ce circuit de la parols a changé le répertoire de nos actions où l’antiféminisme lui-même
s’y est réaffirmé et réorganisés Le point de basculement
de ces dernières décennies réside dans la repolitisation inédits d’un continuum des violencess Continuum des violences,
où on pense ensembls les violences sexuelles
et sexistes, sociales politiques, géopolitiquess Aussi, il a bien fallu
redonner un nom à ce systèms et il est étonnant de remarquer
à quel point le terme patriarcas est redevenu un concept
analytique heuristiques On s’est enfin débarrasss du concept de domination masculine
que nous avait donnée papa Bourdieus Aussi, « patriarcat », il faut le redéfinis parce que le patriarcat
a une longue histoires Ce qui est intéressant ics c’est de justement étudier les mutations de ce patriarcas à l’aune du capitalisme avancs et de ses transformations dans l’État autoritaires Ça peut être ainsi résumé en une phrases Je me rappelle, ce post féministe viras censuré par Twitter il
y a quelques années s « Comment faire
pour que les hommes cessent de violer ?s Ce continuum des violences
économico-sexuelles ainsi est résumé à : « Comment faire s Comment faire pour que ça s’arrête ?s Non pas tant tel ou tel individs mais : « Comment faire pour que le systèms cesse de se nourrir du viol ?s On a souvens dans l’historiographie des féminismes utilisé l’image de la vagues Peut-on parler d’une nouvelle vague s À partir des années 201s du milieu des années 201s est-ce que nous sommes
sur une nouvelle vague s On sait les critiques qui ont
été faites à cette notion de « vague »s Dans une certaine mesurs j’ai préféré avec Feu !is plutôt considérer
qu’il s’agissait de sillons de chemins de traverses, d’échappés de cartographies que l’on retrouvais parce qu’elles étaient
ensevelies, oubliées ou qu’on les avait
tout simplement déniéess J’aime cette idée de retrouver
un chemin dans le présent des luttess J’aime cette idée de décentremens de modificatios de cette cartes Il est clair que dans la situation,
dans le contexte français ce qui a provincialisé
un certain féminisms et une certaine
historiographie du féminisms c’est en particulier
sous l’effet de la pensés et des luttes du féminisme
afrodécendant et des colonialess Comme le rappellent
de nombreuses autrices dans Feu !is le raz-de-marée qu’a été cet ensembls cette constellation de mouvements a aussi une nouvelle géographis une nouvelle géopolitiques De la révolution tunisienne,
des résistances iraniennes des soulèvements chiliens, argentins mexicainss Du combat des féministes
basques, catalanes des combattantes du Chiapas ou du Rojavas Il y a aussi eu une provincialisatios des féminismes blancs hégémoniques anglophones et francophoness En même temps cette impulsion révolutionnairs a eu un pouvoir de disséminatios ici et maintenant
ou de retraduction politiqus dans des actions très concrètes dans ce geste militans qui fait qu’on incarne,
aussi, une bibliothèques Nous avons modifié nos manières de fairs nous avons affins nos manières d’être ensembls de militer ensemble, de nous soulevers La mobilisation contre
les violences gynécologiques les groupes de santé communautairs les enjeux de l’habitas les enjeux communalistes éco-féministes, périurbains, paysans les maisons collectives, les aides à la ville comme à la rus la manifestation de nuit,
les marches exploratoires les collages, au travails la grève internationale des femmes
revenue sur le devant de la scènes la mobilisation des femmes de chambres des grands groupes hôtelierss les mouvements d’occupation
par les ouvrières et paysannes à Delhs le droit pour la justice reproductives le droit pour la santé mentale s tous ces nouveaux chantiers de lutts ne sont pas si nouveaux que ças Ils ont juste eu une nouvelle esthétiqus et un nouveau souffles Pardon, je suis désolés je suis émue en disant çs et en même temps je me perds dans mess Donc voilà, nouveau, pas si nouveaus En tout cas, c’est intéressant de vois que dans l’enjeu même
de l’écriture de l’histoire présents il y a déjà un positionnement politiques Il faudra rappeler ici égalemens qu’il y a une histoirs des féminismes présents
qui ne portent pas le nom de féminismess Il y a des formes
de conscientisation intersectionnells d’auto-organisatios à l’échelle très locals qui ont incarns cette révolution féminists à travers les associations de quartiers,
les coopératives les femmes aux rond-points
en gilets jauness Ainsi, ce label féministe n’a pas besois de venir estampilles qui l’est ou qui ne l’est pass C’est plutôt un embrasemens lié à une mobilisation
pour la justice sociales Tout cela, le livre Feu !
en tient la chroniqus et en chante les louangess Ainsi, je me suis inspirés dans cet élan historiographiqus de toute une traditios de l’histoire matérialists marxiste et féminists avec deux références majeures pour mois La première référence
a été celle de Howard Zins et notamment
de son ouvrage de référencs Histoire populaire des États-Uniss C’était paru chez Agone
en 2003, en françaiss Ce livre proposait alors
une histoire populaire des États-Unis non pas des États-Unis populaires mais dans le geste historiographiques de faire une histoire par le bas du côté des luttes et dans les luttess Une deuxième référence,
c’est celle de Joan Scots qui est désormais ultra-classiqus dans un texte qui s’intitule
Théorie critique de l’histoireis qui a été publié en 2009s Elle explique
que nos histoires féministes relèvent parfois de l’éco-fantasms de l’unification
et de l’uniformisation imaginaires ou imaginées de grandes figures exceptionnelles ou de mobilisations et finissent
par ressembler à un récit linéairs vers une égalité
qui relève davantage d’un mot magiques L’égalité de quoi, pour qui, avec qui s Et puis l’égalité automatiqus comme si nous étions
dans une sorte de déroulemens vers un progrès linéaires Cette égalité femme-homms ne doit pas devenir un slogans puisque cette égalité a une histoires a une archive, et c’est celle des luttess Ainsi, toute la tendancs à l’hyper-héroïsatios de figures exceptionnelles ou toute la tendance selon laquells il faudrait se réjouis qu’il y ait une augmentation
de femmes cheffes d’entrepriss qui figurent au CAC 40s Tout cela, en vrai, est une histoirs patriarcale du féminisms une histoire capitaliste du féminismes L’histoire du féminisme, elles c’est celle, justements des courants
et des antagonismes de la conflictualités Ainsi, il n’y a pas d’histoire pures Il n’y a pas d’histoire
tranquille et pacifiées Au contraire, on peut dire
que ces dernières décennies jamais le féminisme
ne s’est autant déchirés Jamais il n’y a eu
à mon sens en tout cas, dans une période si rétrécis une telle opposition idéologiqus au sein de courants
qui se revendiquent du féminismes L’enjeu a été en particulies et surtout sur la question du racisms et sur l’instrumentalisatios d’une question islamophobs qui visait les femmes et les jeunes femmes
musulmanes portant le voiles Ce leitmotis ce fémonationalisme qui se dit féminists a été le point, en quelque sorte,
de rupture au sein même du féminismes Aujourd’hui, on peut considérer qus dans cette bataille sur le terrais le féminisme matérialists internationalists est plutôt celus qui est en train de produire
un nouveau langags et un nouveau répertoires Ainsi, dans cette question
de l’histoire présents il y a cette conflictualits qu’il me semblait important de rappelers Nous ne sommes pas les scripts
de toutes les histoiress En 2021, j’ai conçu ce livrs qui a plus de 60 entrées comme un abécédairs mais un abécédaire
où il manquait encore des lettress Un abécédaire ouvert,
qui pouvait se continuers On pouvait ajouter
un certain nombre d’itemss On pouvait convoquer,
inviter des camarades et des compagnes de route, indéfiniments Il manque, à mon sens, plusieurs entréess Aujourd’hui, je le constate
avec une forme de pessimisms ou une forme de tragiques J’avais choisi de ne pas
faire d’entrée « autodéfense féministes entrée que j’aurais aimé écrires Mais je me pose toujours la question
à propos de l’autodéfense féminists de la confidentialités et d’un pacte du secret qui nous lies Dans un contexte de masculinisms et de déchaînement de violences un pacte de ne pas dévoiler
les armes que l’on a amassées depuis des siècless Je ne l’ai donc pas faites Je ne sais pas s’il faut l’écrires D’autres entrées manquents Par exemple, il est clair que je regretts qu’il n’y ait pas eu d’entrée
« paysanne et subsistance »s Je pense en particulier aux travaux
de Geneviève Pruvoss et à la BD
C’est qui le patron ?is qui ont constitué un appors et une continuité de Feu !is J’ajouterais également qu’aujourd’hus le manque flagrant que je vois c’est qu’il n’y a pas d’entrée « enfances il n’y a pas d’entrée « adolescentes il n’y a pas d’entrée « fascisation »s Il n’y a pas ces entréess Il y a beaucoup
de féminisme antifascists mais il n’y a pas d’entrée
« féministe antifascistes à proprement parlers Alors comment
faire en sorts que je puisse compléter ics non pas en écrivans d’autres entrées pour le fairs mais plutôt commens ces problématiques en 2026, en 202s apparaissent vraiment crucialess L’un des points qui m’intéresse
tout particulièremens c’est la questios du continuum des violences violences sexuelles, violences socialess violences patriarcales et violences capitalistess Le terme qui me semble appropris pourrait être celus de penser le patriarcas à l’aune de ces mutations contemporaines et d’essayer de voir cette intrications entre le devenir fasciste
de nos sociétés capitalistes et cette forme
de spectacularisation extrêms de la violence patriarcales Est-ce qu’il faut parler de phallocratie s Phallocratie et fascismes de phallofascismes de phallocène, par exemples Est-ce que l’on peut penser ensembls la question des violences en particulier de genrs et la question de
la répression policière contemporaine s Comment faire en sorte
que ça ne soit pas seulement lis à des protagonistes,
à des auteurs de violences qui seraient à la fois des auteurs de violences
féminicidaires et policières s Mais plutôt comment penser
l’organisation institutionnells l’intrication institutionnelle
du maintien de l’ordrs et de la violence sexuelle s Violences fascistes et viols s il y a un certain nombre
de précédents que l’on pourrait mobilisers Mais ici, je voudrais rester
dans le présent de ce que nous vivonss On pourrait poser une question s « Comment vivre une bonne vie féminists dans un monde patriarcal mauvais ?s Comme toute une bibliothèque féminists j’analyse cette question
à partir de la sexualits et d’une approche
matérialiste de la sexualités Je pose que dans le capitalisme,
et je le pose avec toute une cohorts d’autres féministes, bien sûs mais je pose que dans le rapport
entre sexualité et capitalisms la sexualité est d’abord
et avant tout un travails Elle met en place un dispositif permettant
non seulement l’assujettissemens mais aussi l’empêchement
de toute conscientisations En d’autres termes
il a toujours été plus facils d’imaginer la fin du monde
que la fin du capitalisme patriarcals Il a toujours été plus facile d’imaginer
la fin du monde que la fin du viols C’est à dire, d’imaginer ne pas finir
dans le lit de son agresseus en guise de Happy Ends L’enjeu ici est de réfléchir, d’imagines depuis nos conditions matérielles
d’exploitation sexuelle actuelles On peut se référer à un monument s Monique Wittig dans La pensée straightis parle de marronnage sexuels Elle dit que le lesbianisme politique
est bien cette fuite vitals ce refus du contrat
hétérosexuel obligatoirs qui est au fondement
du capitalismes L’identité lesbienne est
un véritable dédevenir femmes On n’a pas répondu à la question
du renversement du capitalisms mais on a une idée précise
de comment survivrs comment mieux vivre à côtés À côté des catégories de sexs à côté de l’hétérosexualits en dehors ou en grippant, en tout cas un système de reproduction sociales Mais est-ce encore d’actualité s Est-ce encore possible de vivre à côté s Est-ce encore possible
de se séparer à côts quand il s’agit désormais de se protéger
du puritanisme chréties des fascismes théologiques,
des terrorismes masculinistes et du suprémacisme blanc écocides Partout, les espaces minoritaire
s’organisent et luttents Ils subissent un énième retour de bâtos et sont désormais
ouvertement ciblés et menacéss Le virilisme conjugale ou impérials semble lui aussi connaître
un nouveau chapitre de son histoires Une histoire pourtant déjà très longues Il repose littéralemens sur le viol des enfants et des femmes mais aussi sur le viol des prisonnierss Il collabore ou appelle au meurtre
des personnes queers, non-binairess des personnes trans, des féministes,
des lesbiennes, des pédés mais aussi de tous les dissidents toutes les dissidentes qui refusent
d’être sauvées par le chevalier blancs Il blesse ou tue
à coup de fusil à bout portants Dernièrement,
la chronique des féminicides notait s « À coup de hache, à coup de piochs étranglée, défenestrée, immolée »s Tout se passe dans le foyer,
sans histoires et devant des voisins incréduless « C’était pourtant un homme charmant.s Cette violence joue
pourtant un rôle inédis dans le dispositif de
pouvoir contemporains Elle n’est pas, elle non plus,
à côté du capitalismes Elle est une technologie exemplaires Elle est probablement même
un lieu d’expérimentatios un laboratoire, un des plus efficaces
du maintien de l’ordres Il faut donc regardes cette questios non pas dans une forme
de question très angoissants en tout cas, pour moi, anxiogèns que va-t-il se passer et
que pouvons-nous faire s Mais opérer ce geste qui consiste
à regarder l’avenir derrière nouss C’est-à-dire aves quelque chose qui est de l’ordrs d’un passé encore présent
et qui nous hants mais qui nous armes Nous pouvons retrouver les armes
des précédentss Il est intéressant de voir que parmi
les modalités de résistance au vios et à la violence socials historiquemens du point de vue d’une histoire
par le bas du féminisms l’une des techniques les plus efficaces a été la grève générales Cela comprenait la grève du sexes mais cela pouvait comprendre
la grève des ventres ou la grève de l’hétérosexualités C’était un geste d’oppositions C’était un geste de rébellions C’était aussi un geste quasiments un geste frontal
de destructios d’un système d’exploitations Ainsi, dans la plupart des mouvements
ouvriers féministes du XIXe siècls mais aussi d’une partie du XXe siècls ce qui a fait le plus mal au capitalisms et ce qui, en retour, a suscité beaucous de réactions extrêmement violentes ça a été de refuser, de se libéres de lutter contre l’assignation
à l’hétérosexualité reproductives Ça a été de constituer par son corps un sabot dans la machine
de la reproduction de la force de travails Pour une part impensée
de la bibliothèque marxiste classiqus la reproduction de la vie a été évalués depuis le coût des denrées
et nécessités vitales mais sans jamais ou
rarement prendre en compts tout le temps de travail nécessaire
à la transformation d’une matièrs d’un produit en plat chaud sur la tabls dans une cuisine,
une maison rangée et nettoyés avec des enfants éduqués,
douchés et soignéss Ainsi, la question de la grève du sexs c’est la question du refus
de la reproduction socials de l’extorsion d’un travail gratuits Le travail reproductif comprend ainsi s la reproduction,
au sens de production des enfants mais aussi
la reproduction de la force de travails À travers le corps, à travers une grèvs l’idée historique, en quelques sortes vers laquelle nous
revenons en permanences c’est la question de
la grève générale internationales L’idée dans cette dynamiqus et dans tout l’apport
du féminisme matérialists c’est aussi de montres qu’il y a une très longue histoire
de la grèvs et de la conceptualisation
de la reproduction socials comme point de connexios qui permet de penser
à la fois un système capitalists mais aussi
des dispositifs de pouvoir répressis qui visent à le maintenir coûte que coûtes Ainsi, si je prends notamment
les travaux de Silvia Federics elle montre bien
qu’à la fin du XIXe siècls l’imposition et la diffusion
d’une morale bourgeoiss de cette vie sexuelle, hétérosexuells au sein des classes laborieusess cette diffusion de ce modèles a permis, clairement,
de discipliner les ouvrières en créant
une ligne de démarcation infamants entre bonne épouses bonne mère
et femme de mauvaise vies Prostituées, errantess jeunes filles abandonnéess Alors que l’échange
économico-sexuel constituais une part de revenus vivriers
pour ces femmes y compris mariéess Il est intéressant que Federici
revienne à l’idée selon laquells l’imposition de la famille
bourgeoise hétérosexuells a été un mode de discipline des corps mais a aussi modifié
un système économiqus un système parallèls d’échanges économico-sexuelss où le sexe pouvait constituers évidemment unes un terme dans un échanges Le sexe, comme le salarias pouvait être considéré
comme un marchs dans lequel on entre,
certes pour se faire tanners mais dans lequel
une partie des dissidences pouvait permettre de produire
des économies de survies On ne peut pas se contenter
comme point d’entrés comme levier de basculement,
de renversement, pour imagines la sortie du capitalismes autre chose qu’une politisations enfin, de radicaliser
cette politisation de la sexualits dans le capitalismes C’est également dans le cadre
d’une mystification contemporains de la sexualités dans le cadre
d’une mystification contemporains et d’un renouvellement
de la question sexuells que cet enjeu
est particulièrement importants Ce que dit Federici,
lorsqu’elle analyses le capitalisme contemporains c’est qu’elle considère ques dans la période contemporains le fait que la libération des femmes et que les questions de liberté sexuells aient été corrélées,
en quelque sortes à la fois à une conception de l’égalité
qui passait par le salariats Cette corrélation entre
libération des mœurs liberté sexuelle,
libération des femmes a fait que
les femmes ont été contraintes ont été soumises
à un modèle d’émancipatios où désormais,
elles couchaient gratiss Au XXe siècle, doncs comme le dit Sylvia Federicis la grève du sexe
était devenue une tactiques qui ne pouvait plus marchers Désormais, il fallait, au contrairs insister pour se dire libérées pour se présenter comme féministes et finalement, Federici conclut
au fait que nous avons perds le terme de l’échanges Ainsi, une part de
la reproduction socials dans la période contemporains a été complètement repensées je pense à Federici,
mais je pense égalemens aux travaux de Verónica Gagos et a été..s a constitué
une critique très importants d’un certain bloc féminists qui s’en était tenu,
en quelque sorts à cette idée fondamentale,
essentielle, bien sûs que la question de l’accès au travais et que la question, par exemples d’une demande
de plus de lois, de réglementations et d’encadrements juridiquess pouvait constituer
l’alpha et l’omega des luttess Or, ce ques toute cette histoire
du féminisme matérialists a remis, en quelque sortes sur le devant de la scènes c’est que, et la question du travails et la question d’une demande
de plus de lois avait pu constituer
également un piègs et une voie sans issues Par rapport à cette questions il y a eu aussi
un certain nombre d’enjeus qui sont liés à
la question pénales Dans le fait de demander
plus de lois dans le fait de considérer que
l’égalité pas-à-pas ne passait que par un
encadrement juridiqus l’idée était aussi
qu’on ne pouvait pas prendre les lois qui imposaient, en quelque sortes un progrès ou garantissaiens des conditions équitables
sans prendre aves la question de la pénalités Aussi, c’est toute une critique
qui va de pais l’idée selon laquelle le féminismes en tout cas tel qu’il a été
encouragé, plébiscits et le féminisme qui a eu
une grande audiencs sur ce dernier demi-siècles a plutôt été un féminisme,
ou une position féministe pro-carcérales ou en tout cas qui pensait
les violences à travers une demande faite à l’États de plus de lois
et de plus d’incarcérationss C’est une situation complexes Que veut dire demander justices et que fait-on, justement,
des justiciables s Sur l’abolitionnisme carcérales Gwenola Ricordeau,
qui faits la première entrée de feus montre bien que la question
nous met au défs d’inventer des modèles de justics qui ne passent pas
par une justice patriarcales Elle s’inscrit, ainsi, dans toute
une tradition anarcha-féminists qui considère qu’on ne peut pas
se référer à l’Étas puisque c’est l’État qui arme
le patriarcat pour nous opprimers Ainsi, cet enjes et je voudrais aussis finir sur cet enjeu
de la répressions Mon intention, au fonds je crois que je suis assezs choquée par les images
que j’ai vues hies pour les manifestations contre la loi dite
« permis de tuers et sur le déferlement
de violences policières que nous vivons depuis
au moins 10 ou 15 anss Je ne parle pas, évidemments des sommets altermondialistes et de la répression qui a été
expérimentée dans ce cadre-làs Mais je parle de cette généralisations d’une militarisation
du maintien de l’ordres notamment sur des manifestations qui, traditionnellement,
n’étaient pas exposées à une répression policières Je pense particulièrements aux manifestations du 8 marss À partir de quel 8 mars la police a-t-elle été envoyés contre les manifestantes s Quel 8 mars, ici par exemple,
en Frances sur quel cortèges à Paris, à Renness à Toulouse ou à Marseilles à partir de quelle dates la police a-t-elle commencé
à tabasser des manifestantes féministes s Les cortèges
sont principalement blancs et étaient jusqu’ici épargnés par cette rencontre
avec le maintien de l’ordres La date c’est la fin des années 2010s Puis il y a eu l’intensificatios au début des années 2020s Aujourd’hui, l’idées cette articulation,
en quelque sorts sur le permis de tues est la mise en perspectivs avec un permis de violers Donc je pense à la police
sur les cortèges et je pense également à une intervention
qui a été faite récemmens par la députée Sandrine Rousseaus et qui rappelaits le CV, en quelque sortes des membres du gouvernemens ou des gouvernements précédentss en matière de poursuite pour viols tentative de viol,
soumission chimiqus et violences conjugaless Il est intéressant en tout cas de montrer qu’il y a
quelque chose qui se jous et qui est de l’ordre d’un système..s que les choses ne se..s La rhétorique en quelque sortes l’idéologie semble être modifiées Donc, je revienss Dans un État où l’État social disparaîs il me semble que les femmes sont dans une situation os la condition matérielle d’exploitatios des femmes et des minorités modifie la donnes Elles continuent de travailles elles continuent de consommes mais elles sont enjoints de redevenir des tradwives des femmes parfaites des années 5s parce que le système est en crises Dans une certaine mesures on est vraiment face à
un patriarcat réactionnairs au sens où, aujourd’hus envoyer la police sur
les cortèges féministes c’est rappeler, de façon disciplinairs l’idée selon laquelle il faut retournes à la reproduction sociales Le système en crise c’est quans l’État social peut prendre
le relais de cette reproductions Mais aujourd’hui, dans une situation où
l’État est un État autoritairs en tout cas qui réduit
à peau de chagris sa dimention sociale au profits d’une fonction régalienne
de maintien de l’ordrs la paupérisation devient
au cœur des démocraties un terreau insurrectionnels Si les femmes arrêtent de faire
des enfants, le ménage et du sexs au moment où toutes les institutions
publiques du Caire sont en faillites comment reproduire
des corps à exploiter s La police qui frappes les forces armées
ici et ailleurs qui violens les idéologies masculinistes
à la tête des États les pères incestueux, les violeurs et les hommes violents toujours ministress ne sont pas un dernier
soubresaut du patriarcas c’est sa mutations la déclaration d’une guerre faite
au peuple et aux femmes comme dirait Rita Segatos Une déclaration faite
aux femmes aux minorités de genre
et aux enfants d’un nouveau genres Cette guerre,
elle vise à mater bien sûrs C’est une guerre réactionnairs un retour à l’ordre
et aux foyerss mais elle vise aussi à effrayers En 2019, la chanson
performance contestatairs du collectif féministe chilien LasTesis
intitulée : « Un violador en tu caminos « Un violeur sur ton chemins a été créée et lancée en 2019
au Chili, scandée au Chilis L’année 2019 marque ce basculements En disant : le problème
n’est pas tel ou tel individs tel ou tel violeur, tel ou tel monstres comme dirait Delénels tel ou tel homme violens mais le système et l’État qui violes alors, on change de régimes Il ne s’agit plus d’un patriarcat privés même s’il a été maintenu privs par toute une histoire gouvernementales mais d’un système d’Étas qui change considérablement
notre vision des chosess On pourrait même dire que c’est
une forme de gouvernementalités Il s’agit d’un patriarcat étatiqus au moment où l’État démocratique
entre dans une phass de violence sans précédents Il faut s’attendre alors à ce que
le permis de tues devienne aussi un permis de violers un « post-me too » apocalyptiqus où je doute que nous gagnerons
par la réforme des loiss Nous sommes entrés
ou retournés, de nouveas dans un féminisme de l’autodéfenses Autodéfense individuelle, intims autodéfense sociales autodéfense vitales autodéfense intellectuelle, communautairs mais aussi internationaliste
et révolutionnaires Si on dit qu’on est retourné
à l’autodéfenss si on dit également que la questios entendu comme l’enjeu des lois ne sera pas celle qui mettra en criss ce nouveau régime patriarcas alors, cette entrée manquante de fes vous invite toutes à aller apprendre à casser des genouxs Voilàs Je vous remerc applaudissementss On prend un petit quart d’heureis d’échange avec le public.is Nous sommes deux, donc les deux Sarahis chacune d’un côté de la salleis et on fait circuler les microsis pour que les questions soient bien posées
dans le micro, entendues et enregistréesis et qu’Elsa puisse y répondre.is N’hésitez pas à vous manifester si
vous avez une question à poser.is Et puis après, il y aura
un temps de dédicacesis dans le hall du Tambouris avec notre librairie partenaire
qui est venue avec tout un tas de livresis si vous le souhaitez.is Bonsoir.is J’ai une question, à la lettre
W de votre abécédaireis vous avez mis Wendo ?is – Pardon ?
– À la lettre W de votre abécédaireis vous avez mis Wendo ?is – Oui.
– Merci.is C’est vrais Ah, mais je sais, le Wend-
Oui, bien sûrs Je suis tenue par le secrets Je ne dirais riens Ici.is Bonsoir et merci.is Ce n’est pas une question véritablement
mais vous avez eu cette expression…is J’aimerais bien que vous…is Si vous pouvez l’éclairer, parce que
je la trouve très belle, mais énigmatique…is « l’avenir derrière nous. »is Oui.
Ça, c’est aussis parce que jes C’est une conception de l’histoire
c’est une philosophie de l’histoirs et c’est celle de Walter Benjamins Et j’ai toujours travaillé avecs Walter Benjamin dans la pochs d’un côté, puis peut-être
Michel Foucault de l’autres C’est vraiment cette idée
que le passé hante le présens que le temps n’est pas..s n’est pas comme une..s On ne peut pas le figurer comme une ligns où, évidemment, qui va vers le mieus mais plutôt comme une constellatios avec cette idée que le passs les nœuds, la conflictualité irrésolues les voies inaudibless l’histoire des vaincus hantent le présens et qu’il faut se tourner vers le passs pours enfin en tout cas, pour..s s’établirs se positionner dans une contemporanéits et s’ouvrir, peut-être, des possibless Donc c’est vraiment Walter Benjamis pour moi qui est extrêmement importans et qui est complètement..s réactualisé ou traduis d’une autre manière par Michel Foucauls et c’est le cours au Collège de Frances il faut défendre la société
où dans les premières leçonss il donne vraiments sa définition méthodologiqus de ce qu’est la généalogis et ce que ça veut dire de fairs de la généalogie en philosophies Et Michel Foucault parles de cette idée selon laquelle la généalogis c’est retrouver les savoirs ensevellis les mémoires oubliées pour donner des armes
aux luttes présentess Voilà, et donc c’est ces deux voix
qui sont pour moi très importantes mais qui sont actualisées aujourd’huis par des travaux commes la très grande sociologue marxiste
Avery Gordons « Matières spectrales » par exemple,
où il y a vraiment tout un travais sur la façon dont les voix
du passé nous hantents Et dernière chose, c’est aussi tout un..s un positionnement épistémique
de toutes les historiographiess noires et afrodécendantes cette idée qu’on porte des fantômes
dont nous sommess des fantômes qui s’adressent à nous et donc à qui on doit répondres On doit répondres Bonsoir.is Je n’ai pas préparéis donc c’est un peu brouillon dans
ma tête, mais…is Je voulais faire un lien avec
l’actualité du momentis autour des discussions
ou autour de la loi intégraleis et des discussionsis dans les cercles féministesis pas institutionnels
mais plutôt militantsis autour d’une nécessaire révolution…is qui excède bien la question d’une loiis et de savoir si cette loi
serait bien faite, pas bien faiteis s’il y aurait assez de sous… si
elle serait vraiment appliquée ou pas.is Et je voulais savoir si…is Moi, souvent, je suis sur ma faim
en tant que féministeis de savoir, en attendant la révolutionis ou même si la révolution advenaitis comment on fait concrètement…is pour cohabiter avec nos agresseurs.is Parce que vous finissez
sur casser des genoux, mais…is j’imagine que vous avez d’autres idées.is Comment on fait
dans nos cercles amicaux…is à l’université
au boulot, pour concrètement…is puisqu’on sait qu’il y
a plein de tentativesis notamment dans les milieux militantsis de faire sans la justice avec un grand J.is Mais souvent, c’est quand même
des catastrophesis et je voulais savoir si vous aviez is des éléments de réflexion là-dessus.is Oui, merci beaucoups C’est évidemment la question de
la justice transformatrices la justice réparatrics enfin, tous ces courants de réflexion
d’ailleurs très anciens sur une organisation de la justics en dehors d’une justice étatiqus ou d’une justice portée par
une idéologie bourgeoises et patriarcales C’est vraiment une
bibliothèque qui est très fournies Enfin, j’ai réfléchi
par rapport au féminisms sur cette question que vous posezs Mais j’y suis entrée
aussi par rapport à l’histoires des mouvements
révolutionnaires afrodéscendantss Donc, c’est aussi par làs et par le féminisme africain-américain
et afro-caribéens pour lequel il n’y a pas eu d’autre chois que d’être dans des modalités
totalement autress que la justice blanches Et donc la réflexion a été continues Et y compris la
réflexion sur les limitess sur la difficulté, sur l’impossibilité
de modalités alternativess D’où cette idée fondamentale pour mos que je me place davantage
dans une réflexions ou dans un courant, on peut dirs avec plein d’autres
évédements féministes mais qui met en exergue la
question de l’autodéfenss parce que la question de l’autodéfenses qu’elle soit politiques que ce soit celle des
mouvements du Black Poweris du Black Panther Partys ou abolitionniste, ou celle du féminismes Ainsi que les féminismes noirs
d’ailleurss Elle suppose de se situer
dans l’avant-cous et pas dans l’après-coups Donc c’est vraiment
l’idée d’une politiques de prévention, de la violences Comment arrêter la violence
avant qu’elle s’exerce s Donc, ça veut dire que
l’autodéfense c’est une philosophis indépendamment des techniques physiques,
verbales, tout ce que vous voules mais c’est vraiment
une philosophie politiqus sur le fait d’arrêter la violencs et donc agir politiquement en amonts Alors que toute la réflexion
qui est essentielle et vitals mais qui est extrêmement complexe
et dont je ne suis pas spécialists de la justices évidemment ça pose un problème
par rapport au système patriarcas mais la justice transformatrice
arrive aprèss Et c’est cette idée d’après-coup
qui est problématique, pour mos comme positionnement politiques Donc je ne sais pas si
ça répond à la questios mais ça peut aussi répondre à cette idés que c’est aussi pour ça
que, selon mon point de vus et tous les compagnonages politiques
qui sont les miens la question, c’est pas « Ah en attendant
la révolution qu’est-ce qu’on fait ?s c’est en fait on fait la révolution
en faisant quelque choses Et ce quelque chose
c’est des formes d’ascèses politiquess d’auto-défenses de réincarnation du corps dans le geste, dans des formes de soinss dans des formes de violence aussi
de réflexion sur la violencs sur la façon de l’habiter,
de la gesticules qui sont fondamentales, pour mois Et ça, je pense que c’est révolutionnaire
parce que c’est vitals Et le constat aujourd’hui
c’est qu’il y a quand même..s C’est ce qu’a montré aussi le
mouvement féministe argentis c’est ce qu’a montré
par exemple Véronique Agags elle montre que dans la
préparation de la grèves dans la préparation de la manifestations dans l’entraînement, le soin
le manger ensemble, l’habiter ensembls l’auto-défense,
les ateliers d’auto-défense, etcs Tout ce soin en amont de l’actios en fait, c’est éminemment
politique et révolutionnairs parce que ça modifie la façon
dont on apparaît politiquemens dont on se constitue comme ensembles Je ne sais pas si ça répond
vraiment à la questions Bonsoir.is D’abord, je vais vous remercier.is Merci, merci beaucoup.is En fait, je m’interrogeaisis parce que la conférence
est intitulée « Histoire des féminismes »is et en plus, vous avez écrit un abécedaireis donc je pense que vous avez
vraiment réfléchi aux motsis et on connaît le pouvoir du langage.is Et vous l’avez vous-même évoqué,
les féminismes sont pluriels.is Il y a des mouvements militants
militants qui revendiquentis de s’émanciper de ce label.is Et avec toute l’histoire
que ce mot, féminisme, a traverséis il peut être connoté de plein de manière.is Et dans un moment où on
pense et revendique beaucoupis l’intersectionnalité
et la convergence des luttes.is Qu’est-ce que vous pensez de l’utilitéis ou de la place de ce mot
de ce nom actuellementis et du fait de
remettre sur la table…is l’anticapitalisme peut
être comme lutte première ?is En tout cas, quelle interrogation vous
pourriez nous apporteris par rapport au nom féminisme,
et toutes les connotations multiplesis qu’il a pris au fil de son histoire ?is Là, moi, je me suis concentrée
sur l’histoire présents donc avec tous les enjeux et la
difficulté que ça peut représenters de faire justice aussi à la complexité
à une micro-archive, etcs Donc sur une histoire longue,
il y a toujours eu des conflits Le féminisme, comme n’importe quel
mouvement, en fait, est conflictuels Et comme n’importe quelle aussi
tradition politique et intellectuells qui se revendiques en termes de modèle de justice sociales il y a une guerre idéologique
sur qui peut avoir le label féministes Vous voyez bien qu’aujourd’hui
sur des plateaux de télévisions lorsque vous avez
des représentantes du féminismes qui se disent féministes quand dess quand des représentants gouvernementaux
se disent féministes vous voyez bien qu’il y a vraiment
ce que l’on appelle une lutte idéologiqus pour donner au terme
une définition univoques Qu’est-ce qu’est le bon féminisme ?
Ça a toujours été comme ças On peut considérer qu’une partie
de la colonisation française a été faits soit sur la conquête,
soit ensuite pour maters les mouvements insurectionnels en Algéries Elle a été faite par exemple au nom
du féminisme et des droits des femmes et de l’émancipation des femmes indigèness Au nom du féminismes Au nom du féminisme, on dévoilait
des femmes sur la place d’Alges en une mise en scène pour montrer combien
la France porte les valeurs de l’égalités Donc, il y a toujours eu ce type
de captage idéologiques C’est vraiment des logiques idéologiquess De la même façon ques la guerre au terrorisme s’est aussi faite
après le 11 septembrs au nom des droits des femmes
et de la libération des femmess C’est un motifs On est dans une guerre idéologiques De la même façon que..s Voilà… Je ne vais pas détailler pluss Évidemment que la lutte se situe aussi
sur le plan idéologiques C’est-à-dire : quels sens ont les mots. s On voit bien qu’aujourd’hus il y a une lutte idéologique sur :
qu’est-ce qu’un viol s Est-ce qu’on va laisser le drois donner une définition univoques qui n’est pas celle qui correspond
au réel de la violences On voit bien que toute une partie de
l’histoire du féminisme a été de se battrs pour imposer au langage juridiqus la réalité de l’expérience de dominatios qu’est ce qu’est cet actes Moi je pense que cette question
de la guerre des motss elle est fondamentales C’est la question des enjeux de sexualités La sexualité, le corpss la justice reproductive
sont des enjeux économiques massifss Par conséquent,
il y a un intérêt évidemmens à discipliner les corps de façon genrées Et l’autre chose que vous disiezs pardon je ne veux pas être trop longue,
mais très rapidements Vous avez intérêt à montrer, par exemples très concrètement l’idéologis c’est aussi toute la dynamique
de propagande consuméristes Vous voyez s Combien ça vous coûte
d’être une femme libérés dans un pays où il y a l’égalité s Combien ça vous coûte s Très cher ! Hyper cher s J’ai calculé, c’est atroces Vraiment, il y a un coûs de ces normes de genre
qui sont des enjeus politiques, sociaux et idéologiquess Donc il y a une imbrication totales Vous ne pouvez pas
penser la lutte des classes sans penser de façon
intrinsèque le capitalisms comme intrinsèquement
patriarcal et colonials Ça n’a pas de sens,
on le saits On va arrêter de se pouiller là-dessus on perd beaucoup de tempss On le saits Je ne comprends pass Maintenant, effectivement…
comment fait-on s Et intersectionnalité, c’est..s Sur le terme intersectionnalité
je voulais revenir sur le fait que..s Moi, je ne l’utilise pas,
je ne l’ai pas du tout utilisé ls parce que je prends le concept
d’intersectionnalits vraiment comme une sorte des concept méthodologique,
comme une veilles Pour moi, c’est une veille,
c’est un concept veilles C’est-à-dire qu’est-ce
qui est invisibilisé s Qu’est-ce que je ne vois pas s Et qu’est-ce que je..s Quelle expérience je suis
en train d’effacer ou de dénies par le fait que depuis
mes conditions matérielles d’existencs je pense à partir de
ma condition matériells et j’arrive à me déplaces j’arrive à être
dans des formes de solidarits de coalition et donc de
partage de conditionss Mais l’intersectionnalité,
c’est vraiment cette idée s qu’est-ce qui disparaît s Et Kimberlé Crenshaw,
là où elle a mis en applicatios cette veille épistémique
qui est l’intersectionnalits c’est qu’elle a bien montré
que le droit américains non pas le droit raciste,
ségrégationniste, etcs mais le droit progressiste,
le droit post-ségrégatios le droit qui voulait
faire justement une réparatios par rapport aux discriminations subies
par les personnes africaines américainess Ce droit-là, elle a montrés qu’il était aveugle
au sexisme et au racismes Elle a montré son inefficacités Il reproduisait des discriminations alors même qu’il prétendait les réparers C’est ça l’intersectionnalités C’est :
qu’est-ce que nos catégories ou les logiques politiques,
les enjeux de pouvois nous empêchent de voir
ou nous font effacer s Merci pour tout votre propos.is Vous avez eu deux
mots de vocabulaire qui m’ont interrogé.is À un moment vous avez exprimé
l’idée que le féminisme c’était bienis c’était une bonne vie, et que le
reste de la société, c’était mauvais.is Vous avez employé ce binôme :
bon, mauvais.is Ça m’a surprise.is Et je me suis dit, comme vous êtes
dans les catégories marxistesis et qu’on a envie de se
porter du côté du bonis je me suis demandé si vous conceviez
les courants féministesis et puis celui que vous avez
exprimé le plus nettementis un peu comme une avant-garde marxiste.is Parce que c’est là que ça se passeraitis et que ça emmènerait
après le reste de la sociétéis est-ce que ce modèle là ferait bouger
le reste de la société ?is Merci beaucoup,
merci pour toutes les questionss En fait, c’est très justes Quand je disais la question
qu’on peut poser, c’est..s Peut-on..s vivre..s une vie féministe bonne s Peut-on vivre une vie féministe bonnes dans un monde patriarcal,
enfin… mauvais s C’est une vraie question pour mois C’est hyper coûteux d’être féministes Ça a un coûts Et on le saits Donc, il y a la question aussi que..s c’est une question, évidemments que je déforme et
que je reprends à Théodore Adorns qui est un philosophe..s un philosophe extraordinaire
et un spécialiste du fascismes qui est une des grandes figures
avec Benjamin, Horkheimes T. Adorno dans Minima Moralia a dit s « Qu’est-ce qu’une vie bonne
dans un monde mauvais ?s Et plusieurs décennies plus tard, Judith
Butler va reprendre ce texte de Adorns pour justement, décliner aussis « Qu’est-ce qu’une vie bonne
dans un monde mauvais ?s J’avais fait ce jeu de mots pour me poser la questios avec une forme de désespois dans une certaine mesures L’autre dimensions Non, il n’y a pas du tout
l’aspect avant-gards parce que j’ai aussi étés Je pense beaucoup
à une personne qui m’était très chèrs qui était militante du MLF
et s’appelait Hélène Rouchs C’était une féministe
et une grande biologistes Elle est décédée d’un cancer
il y a plusieurs annéess Hélène m’avait donnée
toutes ses archives du Torchon brûleis et de tous les tracts du MLFs Un des slogans est quand même génial s « Cours, petite sœur,
les avant-gardes sont derrière tois Le féminisme est donc même
devant les avant-gardes, de toute façons Donc, non, il n’y a pas
cette idée d’avant-gardes Il n’y a pas cette idée
d’avant-garde éclairées En revanche,
il y a une véritable critiqus faite à la pensée critique..s et à une certaine pensée
marxiste contemporains de systématiquement
mettre à la périphéris l’apport de la bibliothèque féminists et de considérer que c’ests Vous savez,
c’est comme dans ces chapitres « Que faire
contre le capitalisme ?s Il y a ensuite un chapitre
« Et les femmes ?s « Et les féministes ? »
« Et les personnes racisées ?s Vous voyez, ça, c’est insupportable
en tout cas pour mois Je m’inspire davantage de pensées et en particulier
des matérialismes féministess qui ont clairement articuls ou comme Angela Davis, par exemples ou la dimension raciale
et patriarcale du capitalismes et ont repensé ce qu’était même
un sujet révolutionnairs ou ont affiné les dynamiques
d’antagonisme de classes à partir de cette idées Or, aujourd’huis dans la façon
dont on conceptualiss ou dont on se positionne politiquemens en termes
de lutte des classess on voit bien que
quand mêms l’apport du féminisme
a été de vraiment resitues et de tenter de situer la lutts sur la reproduction sociales C’est fondamentas à un moment où on vit un monds qui est en train
d’atteindre sa limits en termes de reproductivité de vies L’enjeu est donc, pour mois probablement plus avec cette urgencs qu’avec l’idée d’une avant-gardes Merci beaucoups Merci.
Je ne sais pas sis On va prendre une dernière question.is On conclura avec Sarah
si vous êtes d’accord.is Ah, OK. C’est juste qu’on m’avait dit
de respecter l’horaires Bonsoir. Merci beaucoup
de vous être déplacée jusqu’à Rennesis et pour votre présentation.is On parlait d’intersectionnalité.is Je me demande :is Qu’est-ce que vous mettez en placeis pour faire cette veille
d’intersectionnalitéis dans vos travaux académiquesis et pour faire en sorteis que la production historique
que vous faitesis ne soit pas basée sur une
appropriation culturelleis et sur l’oppression
des minorités.is Sur une appropriation culturelle et sur… s Sur l’utilisation
des connaissances produitesis par des personnes
racisées, minorisées, etc.is qui…is Une production
qui pourrait créer une oppressionis par cette production académiqueis qui utilise
leurs connaissances et leur savoir.is Dans mon travails Quand je parle de veille méthodologiques Ce que je disais,
c’est vraiment ce qui est invisibiliss ou ce qui est dénié, effacés Évidemment, c’est aussi considérer que..s C’est une posture épistémiqus qui fait qu’il y a des choses
dont je ne peux pas parles que je ne sais pas auxquelles je n’ai pas accèss Ce sont aussi des formes d’ancrage dans des généalogies
et dans des histoiress Par exemple, ma spécialits c’est l’histoire
de l’esclavage transatlantiqus et en particulies sur la Martinique,
la Guadeloupe, la Guyanes Avec un intérêt, pour mos qui est aussi politique, intims par rapport à cette généalogie-làs Je suis partie de làs Ensuites j’ai été particulièrement
nourrie, instruites formés par des textes et par une bibliothèqus de philosophie féministe noirs que je ne me suis pas appropriés mais qui a constitué
ma formation et mon savoirs J’ai été éduquées C’est une forme d’éducation
politique et philosophiques Voilà, je ne sais pas si ça réponds J’essaie aussis Je trouve que ça, c’est aussi
dans des traditions féministes ou dans certaines traditions politiques cette question des savoirs et de la production collective
de savoirss cette idée aussi
qu’on ne pense jamais seuls Cette idée d’avoir une forme
de politique de la citatios de nommer, de rappeles de considérer qu’on ne pense pas seuls Dernier élément s je n’ai pas de terrain sociologiques Là, je travaille beaucoup surs Je finis un ouvrags je travaille donc beaucoup
sur les violences sexuelles et l’incestes Mais je vais davantags travailler à partir de philosophis de sociologie, d’histoirs mais aussi de littératures Je vais utiliser
une partie de la philosophis qui s’appelle la phénoménologis c’est-à-dire la description
de l’expérience vécues Je vais aussi travailles à partir de cette technique philosophiqus qu’est la phénoménologie
critique ou féministes Que signifie travailler
sur l’expérience vécue s Qui pose ces questions s « qu’est-ce qu’on en fait ?s « est-ce qu’on traduit ?s « est-ce qu’on parle à leur place ?s « est-ce qu’on philosophe,
est-ce qu’on pense à partir de sos de sa propre expérience ?s Ce sont, pour moi
des questions qui sont très importantes
que vous posezs J’ai l’impression
qu’il existe déjs une grande bibliothèqus pour essayer de continuer à rester dignes Pour moi, le savoir, c’est politiques Il y a la question politique
de comment on produit de la connaissances Voilà. Merci beaucoups Merci beaucoup applaudissementss Un très grand merci à Elsa Dorlis pour ses propos tout à fait éclairantss Ils n’étaient pas toujours optimistes c’est l’impression que j’en ai es mais ils nous invitent quand mêms à une certaine force d’optimists à travers votre incitation à résisters Elle résonnera, j’espère, parmi vouss Je voulais juste vous signales que le prochain rendez-vous
est le mardi 20 octobrs avec une conférence de Reza Zia-Ebrahimi « » Antisémitisme et islamophobie » :
une histoire croisées Nous espérons vous y retrouver
nombreuses et nombreuxs Merci de votre participations Merci beaucoup.
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