Univesité Rennes 2

Contestation sociale aujourd’hui au Chili : un héritage du passé ?

Chercheurs en ville épisode #48

DATE 20-12-2019 DURÉE 00:59:31 GENRE Entretien PUBLIC Tous publics DISCIPLINE Sciences de l'éducation Auteur Colette David / Christian Le Bart / Lucie Louâpre / Jimena Obregón Iturra / Daniela Durán Cid Producteur Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne / Canal B

Résumé

L’équipe Chercheurs en ville accueille

Jimena Obregón Iturra, professeure en études hispano-américaines et Daniela Durán Cid, doctorante. Enseignantes-chercheures à l’université Rennes 2, elles répondent aux questions de Colette David et Christian Le Bart sur les récents événements qui se sont déroulés au Chili. Dans cette émission réalisée par Lucie Louâpre, elles apportent leur éclairage sur cet important mouvement social auquel le pays est confronté depuis le début du mois d’octobre.

 

Si c’est la hausse du prix du ticket de métro qui a déclenché une véritable colère populaire, les sources du soulèvement sont plus nombreuses et liées au modèle économique du pays : coût de l’énergie élevé, accès inégal à l’éducation, niveaux de retraites bas, etc.

Ultra-libéral, le modèle économique chilien a été élaboré durant la dictature d’Augusto Pinochet – 1974/1990 – par ce dernier. Privatisation des entreprises publiques, système de retraite par capitalisation auprès de fonds de pension privés, austérité budgétaire dans les domaines de la santé, de l’éducation font partie des mesures alors mises en place… Dans un pays depuis surnommé le jaguar de l’Amérique du Sud pour sa stabilité économique… Le modèle en question est aujourd’hui porté par le président de la République Sébastian Pinera.

Pour quelles raisons ce modèle inscrit dans la constitution chilienne depuis Pinochet n’a-t-il pas été remis en cause ? L’écriture d’une nouvelle constitution c’est ce que réclament les manifestants. Ils ont été jusqu’à un million dans les rues depuis octobre. Et face à eux, une répression violente, inédite. L’organisation des nations unies était sur place durant presque un mois : 26 civils tués, 28 000 personnes arrêtées, 113 cas de tortures, 24 cas de violences sexuelles et de viols. C’est le bilan actuel, terrible, pourtant réfuté par les autorités chiliennes.

Qu’est-ce-qui pousse les citoyens Chiliens dans les rues ? Quelles sont les particularités du mouvement social en cours ? Comment décrire ce modèle économique chilien, hérité d’une dictature meurtrière, celle d’Augusto Pinochet, décédé en 2006 sans même avoir été jugé ?

Aller plus loin